Élections locales/dossiers (obstacles) aux candidatures des conseillers: Pourquoi Issa Sangaré Yeresso a totalement tort

Par AGD (candidat) avec Hervé Coulibaly et Sylvie Kouamé 

Dans cette tribune [plus bas] le journaliste, Dr Issa Sangaré Yeresso qui n’est pas candidat aux élections de collectivités territoriales [commune et région], donc ignore totalement le processus dans son fonctionnement pratique, dédouane la CEI et accuse les candidats de la lenteur prise par les dépôts de dossiers.

Nous avons écouté plusieurs candidats engagés dans les démarches administratives depuis seulement 3 mois, car les documents exigés par la CEI doivent avoir été réalisés depuis moins de 3 mois. De ce point de vue selon ceux-ci, il est impossible d’engager les procédures 5 ans en avance comme semble le faire croire monsieur Yeresso. Même une année d’anticipation est impossible tellement l’ordonnance code électorale est rigide.

En France, au Ghana, et dans les démocraties avancées les candidats savent au moins un an en avance les démarches à effectuer. Des conditions, rappelons-le, qui ne changent selon les humeurs d’une commission électorale ou d’un ministre de l’intérieur.

Monsieur Yeresso ne sait pas qu’en réalité, tous les documents demandés par la CEI doivent être de moins de 3 mois avant la date de clôture de dépôt des dossiers…extrait de naissance, casier judiciaire, certificat de nationalité, certificat de résidence, attestation de régularité fiscale, légalisation des signatures etc. exigés pour tous les candidats et pas pour la seule tête de liste.

Cartes d’électeur tardives

L’un des gros hics, une difficulté essentielle est que des milliers sinon des millions d’électeurs nouvellement enrôlés se voient automatiquement exclus des postes de conseillers municipaux et régionaux, puisque la nouvelle liste électorale définitive et les cartes d’électeurs, sont distribués après la clôture des dossiers de candidatures. Ce sont donc ces milliers ou millions de citoyens conseillers potentiels [âgés de plus de 25 ans] qui sont automatiquement exclus de candidature par l’État.

Que dire des informations au compte-goutte de la CEI sur son site internet ?

Que dire des décrets sur le découpage électoral et le nombre de conseillers par circonscription qui se contredisent ?
Que dire des nombreux changements de date des élections ?

Que dire des difficultés faites aux candidats de l’opposition dans l’obtention de leurs attestations fiscales ?
Pourquoi tour centraliser à Abidjan ?

Pourquoi un candidat à Ferké, Sinematiali, Bouaké, Daloa, Diabo, Zuenoula, Danané ou Man doit absolument se rendre à Abidjan pour déposer ses dossiers ?

Des dates mouvantes

Annoncées pour octobre, ensuite ramenées à septembre en plein vacances scolaires, avant que des rumeurs ne les reprogramment pour octobre ?

A la vérité les conditions drastiques imposées aux candidats conseillers ont un seul but : épuiser et éliminer le plus de concurrents possibles. Mettre l’argent au centre des élections, du coup éliminer les candidats potentiels les moins nantis ou le moins téméraires.

Et à ce jeu, parti au pouvoir et principaux partis d’opposition sont complices.

Voici ce qu’écrit le dr Yeresso

[Élections municipales et régionales] Candidats politiques incapables de déposer leurs dossiers à temps

Situation désolante des candidats ivoiriens aux élections municipales et régionales, incapables de déposer leurs dossiers à temps, malgré leurs critiques envers la Commission électorale indépendante (CEI). Une prolongation accordée, mais des politiciens toujours pris de court et peu fiable. Une analyse de Dr. Issa Sangaré Yeresso.

(crocinfos.net) Candidats ivoiriens aux élections (partis politiques et indépendants) ça fait pitié: Après 5 ans de ” préparations”, d’attente et de tractations ils ne sont pas encore prêts à déposer leurs dossiers au complet à la Commission électorale indépendante (CEI). Ceux-là mêmes qui ont passé le clair de leur temps à critiquer, calomnier, vilipender et faire des procès d’intention à la CEI, nombreux sont les candidats qui sont incapables de respecter la date limite du 19 juillet 2023 pour le dépôt des dossiers de candidature pour les élections municipales et régionales. À certains, il manque des pièces (actes de naissance, cartes nationales d’identité, attestations fiscales), à d’autres des noms à compléter, à d’autres par contre il y a pléthore de noms, embarras du choix.

‘’Après 5 ans de ” préparations”, d’attente et de tractations ils ne sont pas encore prêts à déposer leurs dossiers au complet à la Commission électorale indépendante (CEI).’’

La contestée CEI toujours à l’écoute fait entorse en prolongeant la date limite au 23 juillet 2023. Quand ça les arrange, ils consentent ; acceptent que la CEI politique tripatouille les textes, les dates. Ils mettent la CEI en retard pour mieux l’accabler au résultat final. Evidemment ces candidats ” jamais prêts”, après « 5 ans de gestion de la parole » une fois élus ne respectent rien : lois, horaires, feux tricolores encore moins la parole donnée. À chaque élection nos politiciens sont en retard ; toujours pris de court avec des dossiers incomplets. Ça fait pitié.

Les faits sont sacrés les commentaires sont libres.

Dr. Issa Sangaré Yeresso Prix international de journalisme Université Aix Marseille 2.Chevalier de l’ordre de la Culture.

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