Côte-d’Ivoire: Simone Gbagbo interrompt toute visite avant “un message à la Nation”

Lu pour vous

Simone Gbagbo et ses premiers mots

Après sa première sortie considérée comme ratée selon des commentateurs et observateurs, Simone Gbagbo très attendue pour un discours plus solennel de sortie de prison.

Elle avait déclaré qu’elle souhaitait ne pas parler ce jour-là (mercredi 8 aout 2018) parce que pour qu’elle dise ce qui est dans son ventre, il faut que ça passe par le tamis de Sangaré. Elle s’était alors permis un petit “commentaire”.

Ceux qui critiquent ses premiers mots estiment :

– Qu’elle n’a pas évoqué l’époux encore en détention, Laurent Gbagbo et elle a tracé le canevas à suivre pour “le combat”:

– Qu’elle ne devrait pas adouber Sangaré afin d’être celle par qui l’unité au Fpi doit revenir
– Qu’elle a fait un speech qui ne concerne que son seul camp, le Fpi là où elle aurait dû laisser transparaître sa disposition à être un vecteur de réconciliation nationale
– Qu’elle doit proscrire les termes comme ”combat” qui ont une connotation guerrière.

Pour sa prochaine sortie, prenant en compte toutes les bonnes critiques qui sont faites, nul doute que Mme Gbagbo qui, dit-on, a interrompu les visites durant une semaine pour prendre quelques jours de repos, saura se rattraper pour séduire au-delà de son camp comme elle l’avait démontré lors de sa première comparution devant la cour d’assise.

SD

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4 réflexions au sujet de “Côte-d’Ivoire: Simone Gbagbo interrompt toute visite avant “un message à la Nation””

  1. Promoteur du “bon ton”, le général / père noël en treillis a eu lui-même les narines bouchées par la farine, sort qu’il réservait à celui qu’il qualifia de “boulanger” le jour où il oublia complètement “le bon ton”. Il n’empêche, un homme politique – Guéi – avait pour une fois appelé au langage “politiquement correct”, valeur qui a déserté ce pays de longue date. Nous avons connu du verbe haut avec Béchio, Balla Keita, Paul Yao Akoto, Ben Soumahoro,… mais toujours politiquement correct. Les hommes et femmes politiques de premier plan ont une responsabilité devant l’Histoire et devant les populations qu’ils/elles sont appelé(e)s à guider. N’est-ce pas, madame Kamissoko Kandia Kamara ? La Côte d’Ivoire n’est pas prête d’oublier le spectacle lamentable digne de vendeuses de poisson à la criée du port de pêche sur le plateau TV en 2010. Ça sentait pas bon du tout. Au final, Oui, Simonne a été étreinte par les rancœurs refoulées et surtout par l’émotion. Sortie de prison après 7 ans d’isolement, elle doit se réaclimater, et donc revoir sa copie.

  2. Krrrr krrrr krrrr…

    « un message à la Nation »

    Un peu trop fort quand même !!!

    Plutôt un message aux microbes refondus confinés dans leurs lits de grâce matinée par Sangaré Rose depuis la chute brutale sans énergie potentielle !!!

    Krrrr krrrr krrrr…

    té ande

  3. Forcément, un message à la nation !!!

    Les demandes d’audiences se sont accumulées comme jamais dans sa carrière politique. Tout le monde veut la voir personnellement, lui parler, la toucher et lui témoigner sa compassion.

    On aura commencé timidement, sans tenir compte de l’état de santé de la dame qui sort de prison et dont le journaliste attend une attitude aux antipodes des sentiments que l’on pourrait ressentir contre son oppresseur, pour adopter une vitesse de croisière encore plus vive que lorsqu’elle était dans le salon rose de la résidence bombardée par la France !!

    Le message se fera donc, pour que chacun puisse l’entendre depuis l’endroit où il se trouve, et afin de mieux organiser les conciliabules prévus avec les divers peuples ivoiriens. En effet, il faudra produire une programme d’audience populaire mieux organisées.

    Et pendant que EHIVET parlera aux “microbes refondus” (disons plutôt aux ivoiriens majoritaire qui croient en elle et apprécient son retour) qui se trouvent dans tous les peuples de Cote d’Ivoire, de l’est à l’ouest en passant par le sud, mais aussi au nord, la seule cible du RDR continue de rester les poussiéreux du nord ivoirien, à 99%, vu que l’électorat PDCI a quitté le bateau.

    Le plébiscite populaire multi ethnique est encore une fois la marque de fabrique d’EHIVET qui soulève tant de respect et de fierté parmi les femmes, mais aussi toutes les bases populaires ivoiriennes.

    Le patient @tilapia manifeste donc ici encore son aigreur, car il ne peut contenir ce raz de marrée que OUATTARA aura provoqué en libérant la seule personne apte à redynamiser les pro GBAGBO (le FPI, c’est trop petit) et à leur donner la force dont ils auront besoin pour aller chercher le pouvoir !!

    Etude de texte donc, juste pour la route :

    « Qu’elle n’a pas évoqué l’époux encore en détention, Laurent Gbagbo et elle a tracé le canevas à suivre pour “le combat” »

    Il faudrait savoir si son époux l’aurait évoquée elle, avant de lui faire ce procès. N’oublions pas qu’il existe une relation autre que politique entre ces deux personnalités et que GBAGBO LAURENT a fait un choix (NADY BAMBA). Evoquer « son époux » n’a donc pas de sens en tant que tel, par contre, parler de ce qui le lie à elle, le FPI, qui a été créé en commun dans les années de clandestinité et pour lequel elle a donné sa vie et sacrifie des nombreuses années de liberté, est un devoir pour EHIVET, qui a réussi a monter une structure qui impacte plusieurs millions d’ivoiriens dans ce pays et qui reste incontournable sur le plan national. Elle a donc un devoir envers ces ivoiriens avant tout. Si on veut juger les actes d’EHIVET, jugeons les sur un plan politique et alors on verra qu’elle n’a pas fait de faute. GBAGBO LAURENT n’aurait jamais refusé qu’EHIVET ne continue le combat à sa sortie de prison. EHIVET ne fera donc pas de faute en ne parlant pas de lui. Par contre, GBAGBO LAURENT devra se prononcer ouvertement sur sa relation amoureuse et en assumer les conséquences sur son aura politique.

    « Qu’elle ne devrait pas adouber Sangaré afin d’être celle par qui l’unité au Fpi doit revenir »

    Non mes amis, quand on prend la place d’un prédécesseur, on lui donne tous les honneurs, car c’est lui qui a tenu la barque pendant toutes ces années de tempête. C’est de la gratitude et de la reconnaissance. EHIVET ne peut sortir de prison et parler de son nombril, tout en revendiquant un pouvoir sur le FPI, a la manière de KOULIBALY au moment ou GBAGBO est conduit en prison (il fut éjecté), ou d’AFFI au moment où il sort de la prison de BOUNA et qu’on lui remet les clés de la case (il a sous-estimé le poids de SANGARE qu’il aura méprisé) !!

    C’est donc avant tout du tact, mais aussi la volonté de maintenir SANGARE dans sa place et dans son rôle, car sans lui, le parti ne tiendrait pas !!

    « Qu’elle a fait un speech qui ne concerne que son seul camp, le Fpi là où elle aurait dû laisser transparaître sa disposition à être un vecteur de réconciliation nationale »

    Corrigeons cela rapidement. Non, elle a fait un speech devant les militants FPI, car elle est avant tout membre de ce parti. Personne ne saurait sortir de prison, tenir un discours devant son parti et offrir tout son amour au RDR ou à tout autre militant inscrit ailleurs. Mais le fait de s’attendre à ce qu’elle parle à tous est révélateur du fait que les ivoiriens, sinon le journaliste qui écrit, se souhaite de voir EHIVET occuper une place d’envergure nationale et rassembleuse, et donc républicaine et forcément présidentielle. Cela viendra, et c’est d’ailleurs pour cela qu’une adresse est promise à destination de la nation tout entière, mais pour le moment, c’est le parti qu’il fallait remercier et redynamiser.

    Ensuite, elle parle aux pro GBAGBO, car s’adresser à ceux qui ne l’aiment pas ne sert à rien. En effet, quelque soit le sentiment qu’elle traduira, ces personnes continueront à ne pas l’aimer. Il serait plus logique de voir OUATTARA parler de paix et de réconciliation aux siens, que de voir EHIVET le faire à sa place et corriger l’échec d’une réconciliation qui était à la charge de OUATTARA, régent du moment et dont la signature à un certain poids. OUATTARA n’en a pas voulu et s’attendre à ce que EHIVET fasse le boulot à sa place est malsain. Laissons la tout d’abord panser les plaies de sa propre faction, dans la joie des retrouvailles.

    EHIVET est là avant tout pour sa faction politique, pour les pro GBAGBO, pour tous les sympathisants à sa cause, mais aussi pour toutes les personnes qui rejettent OUATTARA et son système.

    Pourquoi veut-on qu’elle s’adresse aux militants RDR en priorité, aussitôt sortie de prison, en de termes réconciliateurs (ils en ont besoins pour ne pas sentir le spectre des représailles promises), quand les termes rassembleurs de faction sont les plus importants ??

    Imbécillité !!

    « Qu’elle doit proscrire les termes comme ”combat” qui ont une connotation guerrière. »

    C’est une approcher purement RDR de ce vocabulaire. « Combat » ne signifie pas « combat armé » ou « combat par la violence ». Il s’agit avant tout de méthodes et d’actions que l’on pose dans le but d’atteindre un objectif, face à un adversaire donné. Malheureusement, les rebelles et militants RDR ont donné un tout autre sens à ce mot, qui a été dénaturé a tel point que le simple fait de le prononcer suffit pour que vous subissiez les foudres des poussiéreux en face, qui en profiteront pour se taper la poitrine et brandir leur Kalachs. La preuve, on ne compte pas les réactions des militants RDR et des pro rebelles poussiéreux qui ont menacé EHIVET aussitôt après avoir entendu son discours.

    Alors question, doit-on utiliser les mots idoines pour mobiliser sa propre faction, les personnes sur qui ont sait pouvoir compter et qui vous comprennent entièrement, car jamais EHIVET n’aura insinué qu’elle ferait usage de la violence ou des armes pour « vaincre » ??

    Ou alors doit-on faire usage d’un vocabulaire adapté et corrigé uniquement pour faire plaisir au camp d’en face en proie à ses propres peurs et paniques, maintenant plus que jamais rivé sur leurs Kalach, craignant des « matchs retours » imaginaires et représailles qui ne pourrait qu’être proportionnelles au mal infligé à l’adversaire ??

    Non mes amis, le français est une belle langue et se parle comme il se comprend. Un combat est avant tout une action produite pour atteindre une objectif et cela ne signifie pas forcément incendier des villages, éventrer des femmes enceintes pour découvrir le sexe du fétus, égorger des vieillards, jeter des enfants vivants dans des puits, violer les femmes valides et confisquer les biens comme cela fut fait dans certains villages en zone CNO par les rebelles jamais inquiétés.

    Ce n’est pas de ce genre de combat dont il est question.

    Le « combat » continue donc !!

    Je vous remercie !!

    Dabakala (Non relu, pas le temps car la vie est belle)

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