Gros de Bouaké: Banzio pas content de l’entretien des lieux

Fraternite-Matin

Le Marché de gros de Bouaké (Mgb), ce joyau économique de la sous-région qui, autrefois, faisait la fierté de la capitale de la région de Gbêkê, n’est plus, aujourd’hui, que l’ombre de lui-même. A l’origine, la baisse drastique du volume des activités commerciales qui s’y déroulent.

Le ministre du Commerce, Dagobert Banzio, s’en est rendu compte lors de la visite qu’il a effectuée dans l’après-midi du jeudi dernier sur ce marché. C’était en marge des travaux de la 21e assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire qui avait lieu le même jour.

Il a pu constater que la structure ne joue plus convenablement le rôle initial qui lui était dévolu. D’autant plus que, ce marché qui avait été construit pour commercialiser de grandes quantités de produitsagricoles n’arrive plus à faire ce travail. Comme explication, il constate que le Marché de gros n’est plus approvisionné convenablement. Les fournisseurs n’alimentent plus les opérateurs qui passent le clair de leur temps à se tourner les pouces.

Toutefois, Dagobert Banzio reconnaît que la crise y est pour quelque chose dans la baisse des activités commerciale du Marché de gros. Ce qui se traduit, souligne-t-il, par le manque de produits dans les autres magasins à l’exception de ceux de la filière igname. L’une des filières qui en souffrent le plus est sans conteste celle de la cola. Ces 50 magasins ne sont même pas remplis au 10e.

Par ailleurs, le ministre souhaite que les responsables des lieux les tiennent propres. Il l’a exprimé au président du conseil d’administration, Djibo Nicolas, et aux opérateurs économiques. Raison évidente, les produits qui y sont vendus sont à consommer. Pour cela, Dagobert Banzio a demandé aux occupants de débarrasser leurs magasins de tous les objets étrangers, tels que les habits, les motos et les pneus. «Et chaque jour, avant de rentrer à la maison, il faut nettoyer les lieux, ce sont les précautions que vous devez prendre», a-t-il conseillé. Il a, dans le même temps, reconnu que le rôle de l’Etat est de réhabiliter cet édifice et s’y s’atteler. En attendant cela, il s’est réjoui de ce que malgré le temps, la direction générale du Marché de gros et les espaces occupés par les assurances et banques sont bien entretenus.

Avant cette visite, le ministre du Commerce a présidé les travaux de la 21e assemblée générale de la Chambre du commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire. A cette occasion, le ministre du Commerce a félicité les opérateurs économiques, grâce à qui, l’économie de la Côte d’Ivoire, malgré tous les soubresauts, est restée débout. Aussi, le gouvernement entend-il se montrer reconnaissant envers les opérateurs économiques qui ont contribué de façon significative au débat sur la cherté de la vie. Notamment, a travers la réduction des frais de passage portuaire qui soulage aujourd’hui les consommateurs.

Pour la suite, le ministre Dagobert Banzio rassure que le gouvernement travaille ardemment pour la relance de l’économie ivoirienne et l’insertion des jeunes dans le tissu économique. En ce qui concerne son département ministériel, il s’agit de faire en sorte que «les bonnes initiatives qui ont été prises par le passé expérimentées longuement, mais qui ont connu des difficultés soient revisitées». Il s’agira d’apporter un appui substantiel aux Ivoiriens pour qu’ils soient présents dans les secteurs aussi importants que le commerce de détail, demi-gros et de gros.

Avant lui, le président de la chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Jean Louis Billon, a laissé entendre que pour que la chambre consulaire réussisse sa mission, il était bon qu’elle se dote d’une nouvelle organisation et d’un encadrement des ressources humaines pouvant permettre aux opérateurs économiques de faire face aux nouvelles exigences de l’économie ivoirienne. « Comme vous le savez, un environnement économique est dynamique quand il nécessite que les acteurs adaptent leurs organisations à ces changements », a-t-il fait remarquer.

À quelques mois de la fin de l’exercice en cours, le président de la Chambre de commerce et d’industrie note que dans un contexte de sortie de crise, où les indicateurs nationaux confirment la reprise de la tendance vertueuse de l’économie ivoirienne, la structure qu’il dirige doit montrer sa capacité à rapidement s’approprier les nouveaux défis de la relance économique. Et à traduire en objectifs les stratégies permettant un accompagnement efficace, efficient et adapté du secteur privé dans son ensemble.

Adjé Jean-Alexis

Correspondant Régional

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