Côte d’Ivoire – “Les activités illicites” de l’avocat Dadjé Rodrigue

DST / Interpelé depuis le 29 mars 2011 – Révélations sur l’arrestation de l’Avocat Dadjé Rodrigue

Selon des sources, Me Dadjé Rodrigue a été interpelé le 29 mars 2012 du fait de son implication dans plusieurs opérations d’achats d’armes avec des biélorusses et de ses rapports avec le commandant Seka Yapo Anselme. ‘’C’est un délit répréhensible pour tout citoyen. Qu’on soit homme de Droit ou Avocat d’une ex-première dame ni change rien. Ce à quoi croyait l’homme de Droit. Puisque même après la crise postélectorale, il a continué à collaborer avec le régime déchu en violant les lois du pays. C’est ce que révèle les ordinateurs saisis sur le Commandant Seka Yapo Anselme dès après son arrestation. Les deux hommes étaient en relation dans le recrutement de miliciens et autres mercenaires pour mener des opérations déstabilisation de la Côte d’Ivoire. C’est un second délit qui n’est couvert par aucune immunité’’, confie notre interlocuteur qui est un sachant dans cette affaire. Me Dadjé Rodrigue, aux dires de notre confident, aurait même ajouté sa profession de juriste, un autre manteau ‘’de financier’’. Il se serait spécialisé dès après le 11 avril 2012 ‘’dans les transactions financières. Il avait du reste déjà mené cette activité dans l’affaire Warid Communication’’. Pour lui donc, ‘’c’est un troisième fait passible de poursuites judiciaire qu’aucun statut n’absout’’. Toutes ses activités illicites étaient sues de la plupart de ses confrères du barreau d’Abidjan’’. C’est ce qui expliquerait le peu d’engouement de certains Avocats à le défendre. ‘’Ils ne protègent ni leur métier ni leur confrère. Les quelques dizaines d’avocats qui ont manifesté vendredi dernier à la Direction de la surveillance du territoire (DST) savent bien que ce dernier n’est pas à la DST du fait de ses activités de juriste ou plus précisément parce qu’il est le Conseil de l’ex-première Dame Simone Gbagbo’’, conclut notre interlocuteur. L’Avocat de Simone Gbagbo dans l’affaire Kieffer, Warid et Comium avec Nizzar Dalloul, a pu bénéficier dès le 30 mars 2012, des services d’un Conseil. Maîtres Camara, Adjé Luc et Chantal Bokara ont pu lui rendre visite. Il avait fait un séjour à La Haye, lors de la première comparution de Laurent Gbagbo. Mais avant de rentrer au pays, Dadjé Rodrigue avait pris soin de s’assurer auprès du barreau et des services du procureur, qu’il ne faisait l’objet d’aucune poursuite.

DV
L’Intelligent d’Abidjan

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Mis aux arrêts par la Dst Ce qui est reproché à Me Rodrigue Dadjé

Lu dans Soir Info

Me Rodrigue Dadjé, Avocat de l’ex-première Dame, Simone Ehivet Gbagbo séjourne à la Direction de la surveillance du territoire (DST), depuis le 29 mars 2012. Il a été mis aux arrêts de retour de France. Cette arrestation a soulevé l’ire de certains Avocats qui ont manifesté, le vendredi 6 avril 2012, devant la Dst à Cocody. Les langues se
délient progressivement sur ce qui est reproché à Me Rodrigue Dadjé. Selon des Avocats qui se détachent de ceux qui manifestent pour la libération de leur confrère, il est reproché à Me Dadjé d’avoir participé à la violation de l’embargo sur les armes imposé à la Côte d’Ivoire par l’Onu. L’Avocat serait impliqué dans plusieurs opérations d’achats avec des biélorusses. Toujours selon nos sources, il aurait poursuivi la même activité après la crise postélectorale, au profit de l’ancien régime ivoirien. Tous ces faits, auraient été révélés par les ordinateurs en pos-session du Commandant Seka Yapo Anselme qui a été arrêté il y a quelques mois à l’aéroport Félix
Houphouët-Boigny alors qu’il était en transit pour la Guinée. Les grandes oreilles de l’Etat auraient établi un lien entre Me Rodrigue Dadjé et le commandant Seka Yapo Anselme, dans le recrutement de miliciens et autres mercenaires en vue de déstabiliser la Côte d’Ivoire. Par ailleurs, il est reproché à l’Avocat de Mme Gbagbo, de mener des transactions financières suspectes après le 11 avril 2011 (date de la chute du président Laurent Gbagbo) surtout que l’Avocat avait été cité dans l’affaire ‘‘Warid Communication’’, il y a quelques années. Concernant les conditions de détention de Me Rodrigue Dadjé, nos sources font la précision suivante: ‘’Dès le 30 mars, il a pu bénéficier des services d’un Conseil. Maîtres Camara, Adjé Luc et Chantal Bokara ont pu lui rendre visite. Contrairement à ce qui est dit actuellement. Même le bâtonnier
l’a visité’’.
Par BAMBA Idrissa
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Réunion des avocats ce mardi

Sous la coupole du Bâtonnier Bilé Aka, des avocats du barreau ivoirien se réunissent aujourd’hui, mardi 10 avril 2012, pour réfléchir sur la conduite à tenir devant la déten- tion depuis deux semaines de leur collègue, Me Ange Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Ehivet Gbagbo, arrêté par la Direction de la sécurité du territoire (Dst). Me Amani, collaborateur de ce dernier que nous avons joint par téléphone, le lundi 9 avril 2012, a donné cette information. Cette rencontre fait suite à la manifestation des avocats dans les locaux de la Dst, le vendredi 6 avril 2012.

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Côte d’Ivoire: Arrestation de l’avocat de Simone Gbagbo
Le Patriote

Ce qui a conduit Me Rodrigue Dadjé à la DST – Ils ne protègent ni leur métier ni leur confrère. Les quelques dizaines d’avocats qui ont manifesté vendredi dernier à la Direction de la surveillance du territoire (DST) n’ont d’yeux que pour leurs portefeuilles et leur contrats. Ils ne défendent guère les intérêts de Me Rodrigue Dadjé interpellé le 29 mars dernier. Car, ils savent bien que ce dernier n’est pas à la DST du fait de ses activités de juriste ou plus précisément parce qu’il est le Conseil de l’ex-première Dame Simone Gbagbo.

L’avocat séjourne à la DST du fait d’activités qui n’ont aucun lien avec sa fonction. Il s’agit de confidences d’autres confrères avocats qui se sont abstenus de manifester vendredi à la DST. Pour ceux-ci, c’est un secret de polichinelle que Me Dadjé ne faisait pas que du Droit aux côtés de Simone Gbagbo et généralement, aux côtés du régime Gbagbo. Sous le couvert de sa profession, l’avocat aurait participé à la violation de l’embargo sur les armes imposé à la Côte d’Ivoire. Nos sources sont certaines qu’il est bien impliqué dans plusieurs opérations d’achats d’armes avec des biélorusses. C’est un délit répréhensible pour tout citoyen.

Qu’on soit homme de droit ou avocat d’une ex-première dame n’y change rien. Ce à quoi croyait l’homme de Droit. Puisque même après la crise post-électorale, il a continué à collaborer avec le régime déchu en violant les lois du pays. C’est ce que révèle, de bonnes sources, les ordinateurs saisis sur le Commandant Seka Yapo Anselme dès après son arrestation. Les deux hommes, selon ces sources, étaient en relation dans le recrutement de miliciens et autres mercenaires pour mener des opérations de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. C’est un second délit qui n’est couvert par aucune immunité. Par ailleurs, l’avocat aurait même ajouté à sa profession de juriste une autre. Celle de financier.

Selon les mêmes sources, sous sa fonction d’avocat, il s’était spécialisé après le 11 avril, dans les transactions financières. Il avait du reste déjà mené cette activité dans l’affaire ‘‘Warid Communication’’. C’est un troisième fait passible de poursuites judiciaires qu’aucun statut n’absout.

Le pire, c’est que toutes ses activités illicites étaient sues de la plupart de ses confrères du barreau d’Abidjan. C’est ce qui explique le peu d’engouement de certains à le défendre. Pour le reste, il faut admettre que Georges Bernanos a bien raison dans ‘‘Le Chemin de la Croix-des-Ames’’. « Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité des élites, si funeste, c’est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, la défense du prestige commun », a-t-il écrit. De bonnes sources en effet, la majorité des avocats qui étaient à la DST ont tous eu des liens étroits avec le régime Gbagbo.

Certains héritent même de juteux contrats avec l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est au nom de ces intérêts qu’ils ont manifesté et non pour ceux de Me Dadjé. Autrement, lequel des droits de l’interpellé a été violé ? Dès le 30 mars, il a pu bénéficier des services d’un Conseil. Maîtres Camara, Adjé Luc et Chantal Bokara ont pu lui rendre visite. Contrairement à ce qui est dit actuellement. Même le bâtonnier l’a visité. Un respect du droit dont les avocats arrêtés à l’époque sous Gbagbo, n’avaient pas bénéficié. Comme on peut le constater, Me Dadjé est traité conformément à la loi, devoirs et droits compris, comme tout citoyen et non pas comme le Conseil de Simone Gbagbo.

KIGBAFORY Inza

Le Patriote/10/04/2012

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