L’ex-chef de l’Etat, Gbagbo avait reconnu la victoire de Ouattara à huis clos

La bataille d`Addis-Abeba a commencé. Et le moins que l`on puisse dire c`est que les nouvelles en provenance de la capitale éthiopienne où se joue en partie l`avenir de la Côte d`Ivoire sont plutôt optimistes, pour ne pas dire très favorables.
En effet, le point sur lequel tout le monde semble d`accord au 16e sommet de l`Ua est sans conteste la victoire du président Alassane Ouattara à l`élection du 28 novembre 2010. Une position qui n`est d`ailleurs pas surprenante dans la mesure où, au lendemain du scrutin, l`Union africaine avait très clairement reconnu la victoire du président Ouattara. C`est en s`inscrivant dans cette logique de victoire de M. Ouattara que le Premier ministre kenyan, Raïla Odinga, a plaidé hier depuis Addis-Abeba en faveur d`un “face-à-face” entre Ouattara et Gbagbo. “Le sommet de l`Ua doit envoyer un message fort et sans équivoque (qui est) que les deux parties doivent négocier face-à-face”, a soutenu le récent médiateur de l`Ua en Côte d`Ivoire.
En outre, le sommet va décider de l`envoi en Côte d`Ivoire d`un comité de haut niveau de 4 chefs d`Eat en Côte d`Ivoire afin de convaincre Gbagbo de céder le pouvoir. Il s`agira d`examiner les conditions et les modalités du retrait de l`ancien chef d`Etat. Quelles garanties le président élu peut-il lui offrir pour une sortie honorable de la scène. Selon des sources bien informées et proches du sommet, l`ardeur de certains défenseurs de Gbagbo s`est refroidie ces derniers jours parce que le Premier ministre kényan qui a récemment séjourné à Abidjan, aurait réussi à récueillir des aveux de la taille d`un éléphant à Gbagbo. Selon nos sources, l`ancien chef de l`Etat aurait reconnu avoir perdu les élections du 28 novembre. Et ces aveux recueillis sur un support sonore ont été portés à la connaissance de certains chefs d`état très dévoués à la cause de Gbagbo comme le voisin John Atta-Mills du Ghana. Lorsque la mission de haut niveau de l`Ua arrivera à Abidjan, il ne sera donc pas question de recomptage de voix ou de discussion sur qui a gagné ou perdu les élections. Mais il sera question de parler du départ de Gbagbo. Ce qui risque de compliquer ces discussions, ce sont les actes de braquage perpétrés à la Bceao. Le président Ouattara a-t-il le pouvoir d`absoudre Gbagbo d`un crime qui porte sur un instrument communautaire comme la Bceao ?

Akwab Saint Clair
Le NR

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