La Côte d’Ivoire, pays qui compte parmi les faiseurs de cerveaux sensibles aux problématiques internationales

Un proverbe africain dit qu’aucune personne sensée ne montre la route de son village avec la main gauche.

La prédominance du débat politique en Côte d’Ivoire, marqué par la politique politicienne, tend à minimiser un aspect de cette nation : la Côte d’Ivoire, terre de gestation de cerveaux sensibles aux problématiques planétaires.

Mais, aussi surprenant qu’insoupçonné, les leaders ivoiriens ne restent pas indifférents au modèle russe. RHDP ou Côte d’Ivoire Souveraine… Le modèle russe est prisé.

I. Un leadership assumé sous le paradigme occidental

1. Félix Houphouët-Boigny

Félix Houphouët-Boigny a été qualifié de « cerveau politique de premier ordre », comme on peut le lire dans les mémoires du général de Gaulle. L’homme avait une fibre communiste et était très hostile à la prétendue loi du marché qui, en réalité, résulte de la volonté concertée des capitalistes, notamment des entreprises transnationales.

Mais, à l’époque, guerre froide oblige, c’était un crime de lèse-majesté, pour les gouvernements africains, d’opter pour des relations avec les Soviétiques ou l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).

C’est donc en désespoir de cause que le régime du président FHB et ceux des pays du Conseil de l’Entente regardaient, impuissants et désarmés, l’Occident, sans possibilité, cependant, de s’ouvrir aux Soviétiques.

Les relations diplomatiques entre l’URSS et la Côte d’Ivoire, ouvertes en 1967, seront rompues dès 1969 à l’initiative de la Côte d’Ivoire, sous la pression occidentale.

2. Guy-Alain Emmanuel Gauze

Ministre et diplomate, il a su tirer son épingle du jeu entre les mastodontes de la diplomatie internationale et les requins prompts à acheter à vil prix les matières premières d’origine africaine.

Négociateur attitré et porte-parole des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), il fit de la Côte d’Ivoire et du palais présidentiel du Plateau le centre névralgique de la diplomatie desdits pays, dont il portait la responsabilité. De son vivant, il aura résisté de toute son énergie et de toute son intelligence à l’introduction des matières grasses végétales dans le beurre de cacao.

Commis-voyageur, il ne put cependant établir de liens de coopération active avec l’URSS. Il y avait des limites à ne pas franchir.

3. Amara Essy

Connu pour sa culture de l’intégrité poussée à l’extrême, il a manqué de peu d’être élu secrétaire général de l’ONU, un poste finalement remporté par Busumuru Kofi Annan. Il fut le premier président de la Commission de l’Union africaine, anciennement Organisation de l’unité africaine.

Il ne développa pas de coopération ambitieuse avec l’URSS, bien qu’il fût conscient des avantages d’une telle coopération.

4. La Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara et le regain d’intérêt de la Russie pour l’Afrique

L’on parle de plus en plus de l’engagement de la Russie en Afrique, particulièrement dans les pays du Sahel. Mais l’on fait comme si la Côte d’Ivoire du président Alassane Ouattara était opposée au regain d’intérêt de la Russie du président Vladimir Poutine pour cette partie du monde : l’Afrique de l’Ouest.

Erreur d’appréciation à la fois de l’opposition ivoirienne, d’une part, et du parti au pouvoir, le RHDP, d’autre part.

Grave erreur d’appréciation, surtout, de l’opinion publique de l’AES, ainsi que peut-être des dirigeants de ces pays, vis-à-vis de notre hospitalière nation, la Côte d’Ivoire, si l’on se réfère à l’important appel du pied lancé par le président ivoirien à son homologue russe, Vladimir Poutine, le 24 octobre 2019 à Sotchi, en Russie, lors de la session plénière du premier sommet Russie-Afrique.

« Je suis heureux de prendre la parole à l’occasion de ce premier Sommet qui réunit la Fédération de Russie et le Continent Africain. Je remercie le Président Vladimir POUTINE, pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé à l’occasion de cette visite, qui constitue la toute première d’un Chef d’Etat Ivoirien en Russie.

Monsieur le Président Vladimir POUTINE, le réengagement de la Russie en Afrique se concrétise à un moment décisif pour notre continent, confronté à d’importants défis. Au plan sécuritaire, la présence de la Russie à nos côtés contribuera, sans aucun doute, à renforcer les capacités de nos armées pour lutter plus efficacement contre le terrorisme, notamment dans les régions du Sahel et du Bassin du Lac Tchad. Au plan économique, la Russie pourrait aider l’Afrique à réaliser son potentiel énergétique et à accroître sa production électrique, afin de répondre aux besoins des populations et des industries, dans un continent en pleine croissance économique.

L’importance des relations économiques et la constante augmentation du volume des échanges entre l’Afrique et la Russie, estimé à plus de 20 milliards de dollars US en 2018, augurent d’un Partenariat solide.

De plus, le Forum économique qui s’est tenu en amont de notre Sommet, nous permettra de diversifier davantage nos échanges et de tirer pleinement profit de l’extraordinaire potentiel de nos économies. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre un accent particulier sur l’industrialisation de nos pays et sur la transformation de nos matières premières, en vue de mieux lutter contre la pauvreté et d’offrir des opportunités à la jeunesse. L’Afrique et la Russie ont vocation à œuvrer ensemble, pour soutenir et promouvoir le multilatéralisme et maintenir la paix dans le monde.

À cet égard, je voudrais, Monsieur le Président Vladimir POUTINE, saluer votre action déterminée contre le terrorisme, et vous encourager à la poursuivre en Afrique.

La Côte d’Ivoire se félicite de la contribution importante de la Russie aux Opérations de Maintien de la Paix en Afrique tout comme du soutien de la Russie à l’Afrique, dans le cadre de la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Monsieur le Président,

Au plan bilatéral, je salue la bonne qualité des relations qui unissent nos deux pays, et l’augmentation constante du volume de nos échanges. J’invite le secteur privé et les entreprises russes à profiter des nombreuses réformes que nous avons entreprises pour améliorer l’environnement des affaires en venant investir en Côte d’Ivoire, notamment dans l’agro-industrie, l’énergie, les mines et les infrastructures. »

L’antériorité de cette prise de position historique, sans ambiguïté, de notre nation en faveur de l’engagement de la Russie en Afrique de l’Ouest, notamment au Sahel en proie aux attaques terroristes, ne fait plus de doute.

Cette position est antérieure à l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Mali — avec un premier coup de force le 18 août 2020, puis celui du colonel Assimi Goïta le 24 mai 2021 —, du Burkina Faso — où le capitaine Ibrahim Traoré a pris le pouvoir le 30 septembre 2022, destituant le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir par un coup de force en janvier 2022 — et du Niger, où le général Abdourahamane Tiani a pris le pouvoir le 26 juillet 2023. Ces pays ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES) le 16 septembre 2023.

Dès lors, la Côte d’Ivoire avait, d’un point de vue diplomatique, pris le leadership de l’ouverture à la Russie en Afrique de l’Ouest, notamment au Sahel.

Avant 2019, aucun officiel ouest-africain francophone n’avait appelé aussi clairement la Russie à s’implanter dans la sous-région, alors que la coopération russe était déjà officiellement opérationnelle en Centrafrique depuis 2017-2018.

Le discours d’Alassane Ouattara marquait une rupture nette. La crise de la Covid-19, qui s’est emparée de la planète dans les mois qui ont suivi et pendant toute l’année 2020, a certainement retardé le déploiement de la coopération russe sur le continent, avant que celle-ci ne progresse progressivement à partir de 2021.

Bien sûr, la présence d’Evgueni Prigojine et du groupe Wagner, signalée et dénoncée par l’Union européenne au Mali le 23 décembre 2021, ne relevait pas de la responsabilité de la Côte d’Ivoire.

Les autorités ivoiriennes sollicitaient officiellement et solennellement le président de la Fédération de Russie deux ans plus tôt, et non des acteurs prétendument indépendants tels que Wagner. Ce groupe a ensuite été remplacé par Africa Corps par la Russie, après la mort tragique d’Evgueni Prigojine.

Dès lors, ne serait-ce pas un abus de langage que l’opinion publique de l’AES porte un doigt accusateur sur la Côte d’Ivoire ? S’il est vrai qu’il n’y a pas de fumée sans feu, il appartient aux autorités ivoiriennes et aux communicants de prendre du recul par rapport à un certain nombre de contingences qui tendent à alimenter les arguments des cyberactivistes de l’AES. La plupart ignorent l’action précurseure de la diplomatie ivoirienne dans le regain d’intérêt de la Russie pour le continent depuis le 24 octobre 2019, date de la visite officielle en Russie du tout premier chef d’État ivoirien.

Nous ne passerons pas sous silence le discours de la dame de Sotchi, également partie de la terre ivoirienne : Mme Nathalie Nyamb. Cependant, en relations internationales, aucune voix ne vaut plus que celle d’un chef d’État.

Bien entendu, au moment où il invitait la Russie à investir le pré carré français en Afrique, Alassane Ouattara avait déjà décidé, dans son esprit, de ne pas briguer un troisième mandat, comme il le fera savoir cinq mois plus tard, précisément en mars 2020. Il était sans doute convaincu de n’avoir à craindre aucune représaille de la France ni de l’Union européenne en ouvrant le marché africain aux entreprises russes, le pays de l’ours.

Probité et honnêteté intellectuelle obligent, la chronologie des faits devrait contribuer à ramener les relations entre les peuples de l’AES et celui de la Côte d’Ivoire à davantage de convivialité. Elle devrait également favoriser la réactivation des relations de bon voisinage entre Abidjan et Bamako, Abidjan et Ouagadougou, ainsi qu’Abidjan et Niamey.

Quoi qu’il en soit, le régime d’Abidjan et l’opposition ivoirienne ne devraient pas tarder à faire l’unanimité sur la nécessité d’entretenir une excellente coopération entre notre nation et la Russie. En effet, la position d’Alassane Ouattara en 2019, également disponible en vidéo, ne diffère pas de la vision multipolaire défendue par la formation politique « La Côte d’Ivoire Souveraine » (CIS), révélée par le ministre Ahoua Don-Mello.

Il est grand temps que la classe politique ivoirienne cesse de s’entredéchirer, alors que l’ouverture des secteurs de notre économie aux opérateurs nationaux, avec l’accompagnement d’investisseurs d’origines diverses, devrait être une préoccupation commune à tous les partis politiques.

Comment en serait-il autrement, quand on sait que les États-Unis et l’Union européenne normalisent, en coulisses ou au vu et au su de tous, leur coopération commerciale avec la Russie, dans la droite ligne de la position exprimée par le président Alassane Ouattara au sommet Russie-Afrique de Sotchi ?

Une position réaffirmée à Sotchi

« Monsieur le Président Vladimir POUTINE, le réengagement de la Russie en Afrique se concrétise à un moment décisif pour notre continent, confronté à d’importants défis. Au plan sécuritaire, la présence de la Russie à nos côtés contribuera, sans aucun doute, à renforcer les capacités de nos armées pour lutter plus efficacement contre le terrorisme, notamment dans les régions du Sahel et du Bassin du Lac Tchad. Au plan économique, la Russie pourrait aider l’Afrique à réaliser son potentiel énergétique et à accroître sa production électrique, afin de répondre aux besoins des populations et des industries, dans un continent en pleine croissance économique.

L’importance des relations économiques et la constante augmentation du volume des échanges entre l’Afrique et la Russie, estimé à plus de 20 milliards de dollars US en 2018, augurent d’un Partenariat solide.

De plus, le Forum économique qui s’est tenu en amont de notre Sommet, nous permettra de diversifier davantage nos échanges et de tirer pleinement profit de l’extraordinaire potentiel de nos économies. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre un accent particulier sur l’industrialisation de nos pays et sur la transformation de nos matières premières, en vue de mieux lutter contre la pauvreté et d’offrir des opportunités à la jeunesse. L’Afrique et la Russie ont vocation à œuvrer ensemble, pour soutenir et promouvoir le multilatéralisme et maintenir la paix dans le monde.

À cet égard, je voudrais, Monsieur le Président Vladimir POUTINE, saluer votre action déterminée contre le terrorisme, et vous encourager à la poursuivre en Afrique.

La Côte d’Ivoire se félicite de la contribution importante de la Russie aux Opérations de Maintien de la Paix en Afrique tout comme du soutien de la Russie à l’Afrique, dans le cadre de la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Monsieur le Président, au plan bilatéral, je salue la bonne qualité des relations qui unissent nos deux pays, et l’augmentation constante du volume de nos échanges. J’invite le secteur privé et les entreprises russes à profiter des nombreuses réformes que nous avons entreprises pour améliorer l’environnement des affaires en venant investir en Côte d’Ivoire, notamment dans l’agro-industrie, l’énergie, les mines et les infrastructures. »

Accord parfait et convergence de vues, donc, en Côte d’Ivoire sur l’opportunité que représente la coopération de la Russie avec les responsables politiques et les hommes d’affaires ivoiriens.

II. Un leadership panafricaniste assumé sous le paradigme de l’Alliance internationale des BRICS

Déjà directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) de 2000 à 2011, le Dr Ahoua Don-Mello a mis en avant sa fibre panafricaniste pour faire de ce bureau d’études une firme à vocation panafricaine.

« Concevons le développement de l’Afrique en Afrique » : ce slogan s’est traduit par la création de multiples filiales du BNETD dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. C’est notamment le cas en Guinée, où, dans son rôle de conseiller spécial du président Alpha Condé, il pilotait des études en liaison avec des entreprises russes.

Si le putsch de Mamadou Doumbouya a mis brutalement fin à sa coopération avec la présidence guinéenne, il n’en est rien de ses relations professionnelles avec le patronat russe.

Du patronat russe à l’Alliance internationale des BRICS, l’ancien camarade de lutte, qui partage près de 40 ans d’expérience politique avec l’ex-président Laurent Gbagbo, a été élu en juillet 2026 à la tête du parti « La Côte d’Ivoire Souveraine ».

D’après la revue internationale Africa Intelligence, nous avons relevé l’extrait ci-dessous :

« Le parti de Vladimir Poutine mobilise ses réseaux africains pour promouvoir son nouveau mouvement ».

« Après le sommet Russie-Afrique de fin octobre 2026, Russie unie réunira le mouvement “Pour la liberté des nations !”. L’ancien ministre ivoirien Ahoua Don Mello prépare le volet africain avec Valeria Gorokhova, responsable des relations internationales de la formation présidentielle.

Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, prépare à Moscou, du 14 au 18 novembre, l’assemblée générale de “Pour la liberté des nations !”, le mouvement international lancé à son initiative en février 2024 pour fédérer des formations politiques autour de la lutte contre le “néocolonialisme”. Cette plateforme permet au parti au pouvoir de développer ses relations avec des organisations étrangères proches de sa ligne. Derrière cette bannière, le projet vise en creux à rallier des forces politiques derrière Moscou.

Selon le programme consulté par Africa Intelligence, quatre ateliers thématiques et quatre tables rondes se tiendront du 15 au 17 novembre. Une rencontre spécifiquement consacrée à l’Afrique est programmée le 17 novembre, sur le thème de “l’expérience africaine dans la lutte contre le néocolonialisme”.

Plusieurs représentants des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES, Burkina Faso, Mali et Niger), dont Moscou est devenu l’un des principaux parrains internationaux, sont notamment attendus à l’événement.

La préparation du volet africain est assurée par Ahoua Don Mello, ancien ministre ivoirien de l’Équipement sous la présidence de Laurent Gbagbo (AI du 18/09/25). Ancien directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) ivoirien, Ahoua Don Mello est installé en Russie depuis 2021, où il conseille notamment le patronat russe. Il travaille sur la séquence africaine en lien étroit avec Valeria Gorokhova, cheffe du département des relations internationales de Russie unie, dont il est un interlocuteur régulier. Il a également développé son réseau auprès d’Igor Levitin, conseiller de Vladimir Poutine.

Ateliers sur les “sanctions”

Présidé par l’ex-chef de l’État russe Dmitri Medvedev, le comité permanent de “Pour la liberté des nations !” comprend notamment l’ANC sud-africain (African National Congress), le FLN algérien (Front de libération nationale), le Frelimo mozambicain (Frente de Libertação de Moçambique) et le Zanu-PF zimbabwéen (Zimbabwe African National Union-Patriotic Front). Le Parti communiste chinois (PCC) et le Partido Socialista Unido de Venezuela (Parti socialiste unifié du Venezuela, PSUV) figurent également dans ce réseau. La présence de leurs délégations en novembre reste toutefois à confirmer. Selon la note de concept, plus de “60 partis politiques et associations de premier plan d’Afrique, d’Eurasie, d’Amérique latine et des Caraïbes” seront présents.

L’organisation de l’événement de novembre est pilotée par Andreï Klimov, vice-président de “Pour la liberté des nations !”. Voilà plus d’un an qu’il travaille sur le projet, dont le principe avait été acté lors de la dernière réunion du mouvement à Sotchi, il y a un an.

Outre la lutte contre le “néocolonialisme”, thème cher à Moscou, des ateliers porteront sur les “sanctions”, les “restrictions commerciales”, la “guerre informationnelle” ou encore le “rôle des partis dans la promotion des principes de la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac)”. Une déclaration finale sera adoptée le 16 novembre, à l’issue de l’assemblée générale.

Cette rencontre suivra de moins de trois semaines le troisième sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre, auquel les autorités russes attendent un peu moins d’une vingtaine de chefs d’État. »

Source : extrait d’Africa Intelligence du 15 octobre 2026.

Vivement que la maturité politique des leaders invités, combinée au testament international lu par le président ivoirien sept ans plus tôt, fasse avancer notre pays.

Une contribution de : Russia Mantsemei and Mantsebén Latest News

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