Développement des infrastructures de santé: Le gouvernement poursuit ses efforts pour améliorer la qualité des prestations

Dans les régions, les établissements hospitaliers, de plus en plus, ont fière allure. Construction de nouveaux bâtiments, ouverture de nouveaux services, acquisitions d’équipements. Le gouvernement veut bâtir un système de santé plus efficace.
« Nous avions par le passé des difficultés pour la prise en charge efficiente du couple mère-enfant dans les situations d’extrême urgence. Nous avions un seul bloc opératoire disponible. Aujourd’hui, nous disposons d’un deuxième pavillon chirurgical, doté d’équipements de pointe. L’hôpital compte maintenant quatre blocs opératoires, un pavillon pédiatrique et une unité pour la prise en charge des prématurés. Nous avons désormais un service de cardiologie, d’ORL… », explique le directeur de l’hôpital de Ferkessédougou, dans la région du Tchologo, Dr Kouamé N’Da. Ce dernier ne cache pas sa satisfaction concernant les travaux dont a bénéficié sa structure. Selon lui, les investissements réalisés ont permis d’améliorer les indicateurs. « Nous avons enregistré une réduction des décès maternels », relève-t-il.

« Il y a un médecin pour nos enfants. Nos enfants sont très bien pris en charge ici. Je suis venue en consultation avec mes jumeaux. Le docteur s’est très bien occupé d’eux et je n’ai rien payé pour les soins », confirme Mariam Ouattara, commerçante.
Ainsi, le gouvernement déroule un vaste programme de construction et de réhabilitation qui couvre l’ensemble du pays.
Dans la région de la Bagoué, la tendance est également au renforcement du dispositif sanitaire. « De 60 Etablissements sanitaires de premier contact (Espc) en 2019, la région en compte 103 fonctionnels en 2026, et une quinzaine sont en construction. Ces structures sont équipées et les effectifs ont été renforcés. Aujourd’hui, la région dispose de 67 ambulances pour les évacuations contre 32 en 2019 », indique le directeur régional de la santé de la Bagoué, Dr Jules Koudou. Il assure lui aussi que ces différentes avancées ont permis d’améliorer la qualité des soins et la fréquentation des structures sanitaires par les populations. En 2025, le centre de santé urbain de Bélé dans la ville de Boundiali par exemple a enregistré plus de 2200 consultations générales.
Dans la région de l’Agnéby-Tiassa, l’Etablissement public hospitalier régional d’Agboville a bénéficié d’importants travaux de réhabilitation. Cet hôpital construit en 1963 a fait peau neuve avec des services modernes et des équipements performants qui en font une structure de référence pour la prise en charge des populations de la région. En plus de la médecine générale, on y trouve désormais de nombreuses spécialités, la cardiologie, la radiologie avec un scanner, la pédiatrie, la gynécologie. La structure a été dotée d’une unité de soins intensifs avec l’affectation d’un médecin réanimateur.
 Le gouvernement a doté cet hôpital des meilleurs équipements. Ici par exemple, la chirurgie peut être réalisée par vidéo assistée et le personnel bénéficie de renforcement de capacités aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays afin d’être à la pointe de la technologie.
« Avec tous ces équipements, le personnel soignant peut travailler sans stress », affirme le directeur. Ce dernier assure qu’un accent est mis sur l’engagement et le professionnalisme du personnel de santé.
Dans la région du Haut-Sassandra, un centre d’hémodialyse a été ouvert au CHR de Daloa. Et à Zoukougbeu, l’hôpital général dispose depuis juillet 2023 d’une nouvelle maternité avec un service de gynécologie doté de matériel de dernière génération, avec des résultats significatifs dans la lutte contre la mortalité maternelle.
Partout dans le pays, de nombreux chantiers de construction d’infrastructures sanitaires ont été ouverts. L’Etat procède aussi à d’importants travaux de réhabilitation et de mise à niveau. Des investissements importants sont faits pour améliorer l’offre de soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.
 Le bilan 2011-2025, du gouvernement souligne qu’en 2025, la Côte d’Ivoire dispose d’un système de santé résolument tourné vers la modernité et l’équité. La proportion de la population vivant à moins de 5 km d’un centre de santé était estimée à 82% en 2024. Cette dynamique est réaffirmée dans le PND 2026-2030 qui prévoit de poursuivre la mise en œuvre de la réforme hospitalière et d’opérationnaliser les Pôles régionaux d’excellence sanitaire (PRES).
CICG

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