La direction générale des Impôts est frappée, on le sait par un deuil, depuis la disparition de la directrice générale adjointe Maférima Bamba. Docteure en sciences de gestion et diplômée de l’Ena, la Dga Maférima était devenue une pierre angulaire de l’édifice fiscal en Côte d’Ivoire. Son décès n’a pas fini d’attrister collègues, collaborateurs et connaissances alors qu’elle quitte le monde des vivants.
La coordination Codidgi, une faîtière de syndicats qui comprend l’Anadgi, la Sagi et la Sadgi n’est pas en-dehors de l’élan de compassion envers ses familles biologique et professionnelle. « L’ANADGI, le SAGI et la SADGI font appel à la mobilisation générale pour tous les agents. Il s’agit d’un responsable de notre administration, il s’agit d’une maman. Vous savez ce que Madame M’Bahia représentait. Depuis samedi dernier, le programme des obsèques est ouvert. J’invite tous les agents des impôts sur toute l’étendue du territoire à se mobiliser pour soutenir la famille éplorée », a déclaré Michaël Dougrou secrétaire général de l’Anadgi dans un message transmis à la presse.
Recueillement donc dans la grande famille des Impôts et le syndicaliste annonce que pendant la période de deuil, les activités syndicales sont mises en veilleuse.
Une exigence de bon aloi qui ne signifie pas oubli selon M. Dougrou estimant que la direction générale devrait maintenant songer à mettre en application les points d’accord suite aux différentes revendications de la corporation.
« Dans le contexte actuel, les revendications syndicales sont mises légèrement en stand by pour la période des obsèques. Mais je voudrais rappeler aux agents des impôts que dans le cadre du processus de mise en application du profil de carrière, il y a des obligations qui sont les nôtres. Il nous faut mettre à jour tous nos documents administratifs au niveau de la Direction des Ressources Humaines, tant en ligne que physiquement. Il ne faudrait pas qu’on nous reproche que nos dossiers sont incomplets dans le cadre des analyses des nominations qui vont avoir lieu », écrit Michaël Dougrou qui fait la confidence que la Dga décédée est restée sensible et solidaire des syndicats en leurs revendications. Michaël Dougrou lance un appel à la Dgi. Il faut, dit-il, vaincre cette sorte de mythe de Sisyphe. « Chaque année, ce sont les mêmes revendications qu’on met en avant, au détriment de l’application du profil de carrière. C’est comme si l’administration faisait exprès de ne pas exercer son devoir. Le devoir de nomination, le devoir de combler les postes vacants, le devoir de faire partir les gens à la retraite. Et les syndicats s’agrippent sur ces revendications alors que l’essentiel est de l’autre côté », explique le Secrétaire général. Puis de rappeler la direction générale à ses obligations pour un retour à la sérénité. Il l’interpelle sur la parole donnée. Le directeur général avait, martèle le syndicaliste, promis les nominations des chefs de services à la suite des nominations par arrêté. Cela fait sept mois que la promesse n’est pas tenue, si l’on en croit Michaël Dougrou. Le syndicaliste estime que par respect de la mémoire de la défunte, la direction générale devrait donner droit aux accords intervenus afin que l’on passe maintenant à autre chose à la Dgi.
Le secrétaire général de l’Anadgi se souvient de ses rencontres avec la défunte Dga : « Monsieur le Directeur Général, nous sommes en ddeuil. Prenez les décisions ne serait-ce que par respect pour la mémoire de Madame M’Bahia qui est une grande dame. À chaque fois qu’on allait la voir, elle a toujours dit que si c’était elle, il y a longtemps que toutes ces questions-là étaient déjà réglées. »
« Cher patron, s’il vous plaît, procédez aux nominations des chefs de service, comblez les postes vacants », a exhorté le porte-parole de Codidgi Michaël Dougrou. Lequel s’insurge qu’il n’y ait pas jusque-là de volonté affichée de la Dgi de clore ce chapitre tumultueux. « Monsieur Cissé Amadou, Directeur Régionale Abidjan Sud 2 qui est responsable chargé de la mise en application du profil de carrière, n’a même pas les éléments de base pour commencer à travailler. La commission de suivi du profil de carrière qui était dirigée par Monsieur Aka Miézan a fini de faire son travail. C’est-à-dire qu’à ce jour c’est la hiérarchie elle-même qui décide de ne pas appliquer le profil de carrière. On est en deuil, on n’a pas envie de pleurer deux fois », conclut Michaël Dougrou.
SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr






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