
Alors que l’Italie fait face à une pénurie de prêtres, des religieux africains contribuent à assurer le service pastoral dans plusieurs paroisses rurales. Parmi eux, le père Vincent Souly, né au Burkina Faso mais élevé et ordonné prêtre en Côte d’Ivoire.
Installé depuis 15 ans dans la région montagneuse de Prato, en Toscane, le père Souly dessert plusieurs paroisses. Son quotidien est rythmé par les messes, les visites aux malades et les rencontres avec les familles. Faute de prêtres en nombre suffisant, il doit parcourir plusieurs villages pour assurer les célébrations.
Son lien avec la Côte d’Ivoire est particulièrement important dans son parcours. Né dans ce pays voisin, Vincent Souly a grandi en Côte d’Ivoire, où il a également reçu sa formation religieuse et a été ordonné prêtre. Il est ensuite parti en Italie en 2007 grâce à une bourse du Vatican pour étudier le droit canonique à Rome. Il y a obtenu son doctorat en 2014 et a choisi de rester dans le pays.
Selon le New York Times, environ 1 130 prêtres africains exercent aujourd’hui dans les églises italiennes, dans un contexte de diminution du nombre de prêtres locaux.
Le parcours du père Souly illustre ainsi le rôle croissant de prêtres africains dans l’Église italienne, mais aussi les liens religieux et humains construits entre l’Afrique et l’Europe. Pour la Côte d’Ivoire, son parcours rappelle notamment le rôle du pays comme terre de formation et d’ordination de religieux venus d’autres pays de la sous-région.







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