La visite du président chinois intervient en pleine bataille entre la Maison Blanche et les médias
La visite de Xi Jinping aux États-Unis a démarré mercredi 23 septembre dans un contexte de forte tension entre la Maison Blanche et plusieurs grands médias américains. Alors que Donald Trump accueillait le président chinois à la base aérienne d’Andrews, dans le Maryland, CNN, MS NOW et Politico étaient toujours privés d’accès à la Maison Blanche, à la suite d’une décision de l’administration américaine.
Peu avant 18 heures, Donald Trump s’est rendu à la base aérienne d’Andrews pour accueillir Xi Jinping. Un tapis rouge avait été déployé pour l’occasion et deux bombardiers B-1 ont survolé les deux dirigeants. Cette arrivée solennelle contrastait avec l’absence de plusieurs médias habituellement présents pour couvrir les déplacements et activités présidentiels.
Au même moment, à Washington, le juge fédéral Timothy Kelly examinait la plainte déposée par CNN, MS NOW et Politico contre leur exclusion de la Maison Blanche.
Trois médias contestent leur exclusion
Donald Trump avait annoncé le 18 septembre l’interdiction d’accès à la Maison Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico, les accusant notamment de publier de la « fake news », de la « fiction » et des « mensonges ». Les trois médias ont contesté cette décision devant la justice fédérale, invoquant notamment le Premier Amendement de la Constitution américaine relatif à la liberté de la presse.
L’administration Trump défend pour sa part son droit à déterminer les conditions d’accès des journalistes à la Maison Blanche. Dans ses arguments présentés au tribunal, le ministère de la Justice a notamment soutenu que l’accès à la Maison Blanche constituait un privilège et non un droit. L’administration a également invoqué des préoccupations liées à la sécurité nationale et reproché aux trois médias certaines publications.
Lors de l’audience du 23 septembre, le juge Kelly s’est montré sceptique à l’égard de certains arguments de l’administration, notamment sur la procédure suivie avant le retrait des accréditations. Il a évoqué plusieurs précédents judiciaires concernant les conditions dans lesquelles l’accès des journalistes à la Maison Blanche peut être retiré.
Le juge ordonne finalement le rétablissement de l’accès
Dans la nuit du 23 au 24 septembre, Timothy Kelly a finalement ordonné à l’administration Trump de rétablir immédiatement l’accès à la Maison Blanche pour les journalistes de CNN, MS NOW et Politico.
Cette mesure est temporaire et doit s’appliquer pendant 14 jours, le temps que la justice examine plus largement le contentieux. Le juge a estimé que les trois médias avaient satisfait aux conditions nécessaires pour bénéficier de cette protection provisoire et qu’ils avaient notamment de solides arguments concernant la procédure suivie par l’administration.
La décision ne tranche donc pas définitivement le fond du conflit entre la Maison Blanche et les trois organisations de presse.
Une couverture présidentielle perturbée
L’affaire a également eu des conséquences sur la couverture audiovisuelle des activités présidentielles. Plusieurs grands réseaux américains ont suspendu leur participation au dispositif habituel de couverture, après l’exclusion des trois médias. La Maison Blanche a parallèlement renforcé l’utilisation de ses propres canaux de diffusion.
La controverse autour de l’accès des médias intervient alors que Washington accueille Xi Jinping pour une visite destinée notamment à afficher une stabilité des relations entre les États-Unis et la Chine, malgré les rivalités persistantes entre les deux puissances.
JUST IN: 🇨🇳🇺🇸 Chinese President Xi Jinping arrives in US, greeted by President Trump. pic.twitter.com/uqlE0PTyBN
— BRICS News (@BRICSinfo) September 23, 2026






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