Meurtre d’un livreur Yango à Abidjan : deux accusés condamnés à la prison à vie, deux autres à dix ans

Le Tribunal correctionnel d’Abidjan a condamné, jeudi 23 juillet 2026, deux hommes à la réclusion criminelle à perpétuité pour leur implication dans l’agression mortelle d’Amidou Koné, un livreur de la plateforme Yango. Deux autres prévenus ont écopé de dix ans d’emprisonnement, selon un communiqué du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026, aux environs de 3 heures du matin. Amidou Koné aurait été agressé et tué par un groupe de jeunes armés de machettes et de couteaux. Les assaillants avaient ensuite emporté sa moto.

À la suite des investigations menées par les services de police, quatre suspects ont été interpellés puis déférés devant le parquet d’Abidjan. Il s’agit de Soumahoro Souleymane, alias « Gnaimairai », 22 ans, de nationalité malienne, de Traoré Blaffou, alias « Gazo », 18 ans, ainsi que de Bamba Karim Kapi, 21 ans, et Bamba Nouffou, 33 ans, tous deux de nationalité ivoirienne.

Les deux premiers étaient poursuivis pour vol de nuit en réunion, commis à main armée et avec des violences ayant entraîné la mort. Les deux autres étaient notamment poursuivis pour recel d’une motocyclette volée. Les quatre hommes devaient également répondre d’association de malfaiteurs.

Jugés selon la procédure de flagrant délit, ils ont tous été reconnus coupables des faits mis à leur charge.

Soumahoro Souleymane et Traoré Blaffou ont été condamnés à l’emprisonnement à vie. Bamba Karim Kapi et Bamba Nouffou ont, pour leur part, écopé de dix ans de prison et d’une amende de trois millions de FCFA.

Les condamnés devront également verser solidairement 100 millions de FCFA de dommages et intérêts à la compagne d’Amidou Koné et la même somme à la famille de la victime, soit un total de 200 millions de FCFA.

Dans son communiqué, le procureur de la République s’inquiète de la recrudescence des agressions visant les personnes circulant à moto. Il met en garde les auteurs de tels actes et promet une réponse judiciaire d’une « extrême sévérité » afin de leur faire subir toute la rigueur de la loi pénale.

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