
Le 24 juin 2026, le ministère ivoirien de l’Économie a annoncé une bonne nouvelle pour les finances du pays. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale considèrent désormais la dette de la Côte d’Ivoire comme « peu risquée ». Une première dans toute l’Afrique subsaharienne, à l’issue du dernier examen du programme conclu avec le FMI.
Une bonne note après quatorze ans d’attente
Depuis 2012 et la fin du programme d’aide aux pays pauvres très endettés (PPTE), la Côte d’Ivoire était classée à « risque moyen ». Avec ce nouveau verdict du FMI et de la Banque mondiale, elle passe à « risque faible », aussi bien pour ses emprunts à l’étranger que pour l’ensemble de sa dette. Aucun autre pays d’Afrique subsaharienne ne bénéficie aujourd’hui de ce classement, dans un contexte régional pourtant tendu sur le plan financier.
Une économie mieux tenue en main
Fin 2025, la dette de l’État ivoirien atteignait 33 159 milliards de FCFA, soit 57,1 % du PIB, contre 59,5 % un an plus tôt. Trois raisons expliquent ce résultat : une économie qui se porte mieux, une meilleure gestion des emprunts publics et davantage de recettes collectées par l’État. Le FMI a aussi approuvé un dernier versement de 843,9 millions de dollars en faveur d’Abidjan.
Un message fort aux investisseurs
Concrètement, ce bon classement signifie qu’Abidjan pourra emprunter de l’argent plus facilement et à des taux d’intérêt moins élevés. Le pays se rapproche aussi du statut « Investment Grade », une sorte de label de confiance attribué par les agences de notation (S&P, Moody’s, Fitch) aux États jugés très fiables pour rembourser leurs dettes. Les agences ont d’ailleurs déjà commencé à reconnaître ces efforts. Cet argent moins cher servira à financer le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui doit soutenir les routes, les écoles, l’énergie et la santé. Les investisseurs y croient déjà : en février 2026, un emprunt ivoirien de 1,3 milliard de dollars a attiré près de cinq fois plus de demandes que prévu.
Cette confiance des marchés changera-t-elle vraiment la vie quotidienne des Ivoiriens ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info





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