
Malgré les injonctions du ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédée Koffi Kouakou, la gestion des déchets demeure un défi majeur à Abidjan. Sur les 800 amas d’ordures signalés sur les réseaux sociaux en une seule journée, seulement une centaine ont été traités dans le délai de 72 heures imposé aux opérateurs, laissant près de 700 points noirs toujours visibles.
La situation est aggravée par la saison des pluies, qui disperse les déchets dans les rues et les caniveaux, augmentant les risques sanitaires tels que le choléra, la fièvre typhoïde et les maladies diarrhéiques. Pourtant, d’importants investissements ont été réalisés ces dernières années à travers l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), notamment avec l’acquisition de matériels de salubrité, la construction d’infrastructures de traitement et la mise en œuvre de projets soutenus par des partenaires internationaux comme la JICA.
Sur le plan financier, plus de 163,5 milliards de FCFA sont mobilisés en 2026 pour la salubrité urbaine à travers le Fonds de financement de la salubrité urbaine et la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Malgré ces ressources, les difficultés persistent, en raison notamment de retards de décaissement, d’arriérés de paiement envers les opérateurs et d’un contrôle jugé insuffisant de l’exécution des contrats.
L’enquête met ainsi en lumière le décalage entre les moyens financiers mobilisés, les annonces officielles et la réalité quotidienne vécue par les habitants d’Abidjan, confrontés à une accumulation persistante des déchets dans plusieurs communes de la capitale économique.
Avec Lebanco.net
#SalubritéCIV | Défi de taille pour le Grand Abidjan : 5 000 tonnes de déchets sont produites chaque jour.
Visite terrain du Ministre Dr Amédé Koffi Kouakou à l’ANAGED pour optimiser la collecte et soutenir les agents.
https://t.co/nSAPAf1MHq pic.twitter.com/nwPhrgeUQg— Ivoire Industrie Magazine (@Ivoireindustrie) June 18, 2026





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