
Depuis l’éviction d’Ousmane Sonko de la Primature, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye fait face à une vague de critiques virulentes émanant d’une partie des militants et sympathisants panafricanistes du PASTEF.
Sur les réseaux sociaux, notamment sur X (anciennement Twitter), les réactions se multiplient sous les dernières publications du chef de l’État. Plusieurs internautes proches de la mouvance patriotique accusent Diomaye Faye d’avoir “trahi” Ousmane Sonko, considéré par beaucoup comme l’architecte idéologique et politique de l’ascension du duo au pouvoir.
Les commentaires publiés en ligne témoignent d’une forte colère militante et d’un profond malaise au sein de la base du PASTEF.
« Vous êtes tellement impopulaire, rien de charismatique, pas de dignité ni de respect envers votre président de parti. Vous allez assumer seul les conséquences de votre trahison », écrit notamment un internaute se présentant sous le nom de “bn Ousmana – PanAfricain-PanAfricaniste”.
D’autres messages se montrent encore plus sévères.
« Le traître Bassirou », peut-on lire dans plusieurs publications relayées sur X.
Une internaute identifiée sous le nom de “Gaindé Fatma” affirme pour sa part :
« Ces supporters sont plus dignes que toi, le traître originel, l’arriviste, le président par accident. »
Dans la mouvance pro-Sonko, certains militants vont déjà jusqu’à présenter l’ancien Premier ministre comme le futur président de l’Assemblée nationale, voire comme le futur chef de l’État.
« Vive le guide de la révolution, futur président de l’Assemblée nationale et président de la République du pays », écrit ainsi un autre militant panafricaniste.
Une fracture grandissante au sein du camp patriotique
Cette explosion de critiques illustre les tensions grandissantes au sein du camp arrivé au pouvoir en 2024 autour du projet souverainiste et panafricaniste porté par le tandem Diomaye–Sonko.
Pour de nombreux militants du PASTEF, Ousmane Sonko demeure la véritable figure centrale du mouvement patriotique sénégalais, celui qui a incarné pendant des années le combat contre le système politique traditionnel, les influences étrangères et les élites jugées proches des intérêts occidentaux.
Le limogeage de Sonko est donc vécu par une partie de cette base militante comme une rupture politique et symbolique majeure.
Diomaye face au défi de la légitimité populaire
Même si Bassirou Diomaye Faye conserve la légitimité institutionnelle liée à son élection présidentielle, les attaques répétées sur les réseaux sociaux montrent qu’il devra désormais affronter un défi plus complexe : préserver son autorité politique face à une base militante encore très attachée à Sonko.
La possible réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale et les spéculations autour d’une éventuelle accession au perchoir pourraient d’ailleurs accentuer cette recomposition des rapports de force au sommet de l’État sénégalais.
Sénégal : la colère des militants pro-Sonko s’intensifie contre Diomaye Faye
La fracture semble désormais ouverte entre une partie de la base militante du PASTEF et le président Bassirou Diomaye Faye depuis le limogeage de Ousmane Sonko de la Primature.
Sur les réseaux sociaux, notamment sur X, les commentaires hostiles se multiplient sous les publications du chef de l’État sénégalais. Plusieurs militants panafricanistes et sympathisants du PASTEF dénoncent ce qu’ils considèrent comme une “trahison politique” envers Ousmane Sonko, leader historique du mouvement patriotique sénégalais.
Parmi les messages les plus relayés figure celui d’une internaute identifiée sous le nom de “Gaindé Fatma”, dont le commentaire illustre le niveau de tension et de colère d’une partie de la base militante :
« Vous êtes tellement impopulaire, rien de charismatique, pas de dignité ni de respect envers votre président de parti. Vous allez assumer les conséquences tout seul et votre trahison. »
Ce type de réactions traduit le malaise profond qui traverse actuellement le camp patriotique sénégalais. Pour de nombreux militants, Ousmane Sonko reste la figure centrale de la lutte souverainiste et panafricaniste ayant conduit à l’alternance de 2024.
Dans cette mouvance, Bassirou Diomaye Faye apparaît de plus en plus comme un président institutionnel dont la légitimité populaire dépend encore largement du capital politique et militant de Sonko.
Une bataille pour le leadership du PASTEF
La réintégration annoncée de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale alimente davantage les spéculations sur une possible recomposition du pouvoir au Sénégal.
Beaucoup de militants pro-Sonko voient déjà l’ancien Premier ministre comme le futur président de l’Assemblée nationale, voire comme l’homme fort du système politique sénégalais à moyen terme.
La crise actuelle dépasse donc la simple question gouvernementale. Elle pose désormais la question du véritable leadership du camp patriotique sénégalais entre le pouvoir institutionnel détenu par Diomaye Faye et l’influence militante et populaire conservée par Ousmane Sonko.
Le Sénégal entre ainsi dans une phase politique particulièrement sensible, où réseaux sociaux, Parlement et mobilisation militante pourraient jouer un rôle central dans les prochains équilibres du pouvoir.

Commentaires Facebook