Coupure géante à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny : cinq heures de black-out qui interrogent la fiabilité des infrastructures ivoiriennes

L’Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny a vécu une situation pour le moins surréaliste. Pendant plus de cinq heures, ce dimanche 17 mai, la principale plateforme aéroportuaire de Côte d’Ivoire s’est retrouvée confrontée à une importante coupure d’électricité, provoquant stupeur, colère et incompréhension chez de nombreux voyageurs.

Selon plusieurs témoignages concordants, cette interruption serait liée à des travaux effectués par la Compagnie Ivoirienne d’Électricité dans la zone de l’aéroport. Mais au-delà de l’incident technique lui-même, c’est surtout l’absence apparente de relais efficace par les groupes électrogènes et systèmes de secours qui suscite aujourd’hui un véritable scandale.

Car dans un aéroport international moderne, une panne prolongée sans activation visible des dispositifs de secours est difficilement concevable. Les infrastructures stratégiques de cette nature disposent normalement de mécanismes de continuité énergétique capables de prendre automatiquement le relais en quelques secondes afin d’assurer le fonctionnement minimal des installations critiques.

À Abidjan, de nombreux passagers ont décrit une scène d’improvisation et de confusion : halls plongés dans l’obscurité, climatisation à l’arrêt, ralentissements des procédures, difficultés d’information et forte tension parmi les voyageurs. Une image particulièrement préoccupante pour un aéroport présenté depuis plusieurs années comme l’un des symboles de la modernisation ivoirienne.

Plusieurs observateurs estiment qu’un tel événement soulève des questions importantes :

les groupes électrogènes étaient-ils opérationnels ?
les systèmes de basculement automatique ont-ils fonctionné ?
les procédures d’urgence ont-elles été correctement appliquées ?
existe-t-il un déficit de maintenance ou d’anticipation ?

Pour beaucoup d’usagers, l’incident est d’autant plus incompréhensible qu’il touche la vitrine internationale du pays. Dans une économie mondialisée où l’image et la confiance jouent un rôle central, plusieurs heures sans électricité dans le principal aéroport ivoirien apparaissent comme un sérieux signal d’alerte.

 

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