
Un bilan très en deçà des ambitions
Malgré plus d’une décennie de politiques publiques, la promesse des logements sociaux en Côte d’Ivoire peine à se concrétiser. Selon les chiffres officiels, à peine 42 000 habitations ont été construites depuis 2011, un volume jugé largement insuffisant au regard de la forte demande alimentée par l’urbanisation rapide.
Le Programme présidentiel de construction de logements sociaux et économiques (PPCLSE), censé répondre à ce défi structurel, n’a pas encore produit les résultats escomptés. Pourtant, des milliers de logements ont bien été réalisés à Abidjan et dans certaines villes de l’intérieur.
Sur le terrain, les témoignages restent contrastés. Si certains bénéficiaires, comme à Bingerville, saluent la qualité des infrastructures, beaucoup dénoncent des coûts encore trop élevés, des délais parfois longs et un accès au crédit toujours difficile.
Le recours à des mécanismes comme la location-vente traduit une volonté d’adaptation des politiques publiques. Mais la question centrale demeure celle de la capacité de l’État à massifier l’offre tout en garantissant l’accessibilité financière.
Dans un pays en pleine transformation économique, le logement social apparaît ainsi comme un révélateur des limites de l’action publique : entre ambition politique, contraintes financières et attentes sociales croissantes.
Au-delà des annonces, le véritable défi reste entier : combler un déficit estimé à plusieurs centaines de milliers de logements. Sans une accélération significative des constructions et une meilleure accessibilité financière, la politique de logement social risque de rester en décalage avec les attentes des populations.







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