Interné à l’Institut de cardiologie après deux malaises – Assalé Tiémoko attendu à la préfecture de police pour une garde à vue

Le rouleau-compresseur judiciaire se déploie à présent sur le journaliste et ex-député de Tiassalé Antoine Assalé Tiémoko. Mercredi 22 avril 2026, il était invité à répondre à une convocation de la préfecture de police. Le leader d’Adci et maire en exercice de Tiassalé ne s’y est pas dérobé en se présentant aux autorités policières pour une audition qui a débuté ce jour-là à 10 h 10 et s’est achevée au petit matin du jeudi 23 aux environs de 1 heure. L’audition n’a pas été de tout repos. L’ancien député a été victime de deux malaises (14h et 18h) suite à une montée de tension artérielle. Sur ordre du procureur il a été transféré à l’Institut de cardiologie d’Abidjan préféré à la clinique de son choix située à Angré. Au moment où il est admis à l’Ica, à la fin de son audition et après avoir signé les procès verbaux, aucune décision de garde à vue ne lui est signifiée.

C’est une fois au Chu de Treichville, sous forte escorte et garde policières que son avocate Me Oumou Sanogo reçoit un appel lui apprenant que son client doit revenir à la préfecture de police pour une garde à vue. Laquelle devra s’achever par sa présentation au parquet.

« Ce jeudi, alors qu’il est hospitalisé à l’Institut de cardiologie, son avocate présente à son chevet, au cours d’un échange téléphonique, le président Assalé Tiémoko Antoine est désormais placé en garde à vue et qu’il devra être reconduit à la préfecture de police d’Abidjan pour l’accomplissement des formalités avant d’être déféré au parquet vendredi 24 avril 2026 », informe un communiqué du secrétaire général d’Adci. Lequel appelle les militants à la sérénité, au calme et à la discipline dans la suite de la procédure.

Antoine Assalé Tiémoko, souligne un membre de son parti, a été entendu lors de son audition sur une récente interview accordée au journaliste d’Actupeople.com, Guillaume Vergès alors que le président d’Adci séjournait à Paris le mois dernier. Cette interview avait ému la blogosphère par son contenu. L’ex-député avait notamment déclaré qu’il était entré dans le viseur du pouvoir le jour quand il avait rencontré Laurent Gbagbo au lendemain de l’élimination de sa candidature de la présidentielle 2025.

Aujourd’hui, face à la justice, il doit répondre de quatre chefs d’accusation devenus génériques pour qui suit la répression des opposants en Côte d’Ivoire sous le régime Ouattara : trouble à l’ordre public – incitation à la révolte – discrédit sur les institutions de la République – diffusion de fausses nouvelles.

SD à Abidjan

sdebailly@yahoo.fr

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