Dans le nord du Bénin, la lutte contre les incursions djihadistes s’intensifie, avec un appui croissant – mais discret – de la France. Officiellement, Paris affirme limiter son intervention à des missions de formation au profit des forces armées béninoises. Mais selon plusieurs sources concordantes, cette coopération dépasserait désormais le simple cadre technique.
Le 19 mars dernier, une rencontre stratégique s’est tenue à Cotonou entre le chef d’état-major des armées françaises, le général Fabien Mandon, et ses homologues béninois et ivoirien. Cette réunion visait à consolider la coordination sécuritaire dans une région de plus en plus exposée aux groupes armés opérant depuis le Burkina Faso et le Niger.
Dans sa communication officielle, la France insiste sur son rôle de partenaire stratégique, axé sur la formation, le transfert de compétences et l’amélioration des capacités opérationnelles des forces locales. Des instructeurs français seraient ainsi déployés dans des villes clés du nord béninois, notamment à Parakou et Kandi.
Cependant, sur le terrain, la réalité semble plus complexe. Des éléments issus du commandement des opérations spéciales françaises seraient également impliqués, aux côtés des unités béninoises, dans certaines opérations sensibles. Cette implication, bien que non reconnue officiellement, traduirait une adaptation progressive de la stratégie française face à l’extension de la menace djihadiste dans le golfe de Guinée.
Le nord du Bénin, longtemps épargné par les violences sahéliennes, est devenu ces dernières années une zone de tension croissante. Les autorités béninoises ont renforcé leur dispositif sécuritaire, notamment à travers des unités spécialisées, afin de contenir les infiltrations et protéger les populations civiles.







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