Nommé, le mardi 10 mars 2026, par le Président de la République, Alassane Ouattara, en qualité de Médiateur de la République en remplacement d’Adama Toungara, Gaoussou Touré, ancien ministre, gouverneur du District autonome du Denguélé, a officiellement prêté serment devant les membres du Conseil Constitutionnel, le jeudi 09 avril 2026 au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau.
Cette prestation de serment qui s’est tenue en présence du Vice-Président, Tiémoko Meyliet Koné, du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé et du Vice-Premier Ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a marqué la prise de fonction de Gaoussou Touré à la tête de cette institution dont le siège se trouve à Yamoussoukro.
La présidente du Conseil Constitutionnel, Chantal Nanaba Camara, dans son intervention, est revenue sur les missions dévolues au Médiateur de la République.
« Le Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante investie d’une mission éminente des services publics. En effet, la fonction de Médiateur exige impartialité, neutralité, écoute, patience et créativité pour aider les parties à résoudre, de manière équitable et efficace, les conflits qui les opposent. Votre mission est noble. Elle consiste à recoudre le tissu social où il se déchire et à renforcer la cohésion sociale, condition sine qua non pour un développement harmonieux et durable », a-t-elle expliqué.
Aussi, a précisé Chantal Nanaba Camara, le Médiateur de la République peut être sollicité par toute personne physique ou morale à l’occasion du dysfonctionnement d’une administration de l’État, d’une collectivité territoriale, d’un établissement public ou d’un organe investi d’une mission de service public par toute communauté qui s’estime victime des agissements d’une autre communauté ou un tiers : « Vous pouvez également être saisi par le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale ou du Sénat de toute action de conciliation entre l’administration publique et les organisations sociales ».
Et de poursuivre, en s’adressant à Gaoussou Touré : « Sur le plan national, régional ou international, vous pourrez être sollicité pour des questions de réconciliation et de paix. Vous avez, par ailleurs, la possibilité de vous saisir d’office de toute question relevant de votre compétence chaque fois que vous estimerez qu’une personne ou qu’un groupe de personnes aura été lésé ou sera susceptible de l’être par l’action ou l’omission d’un organisme public. Vous concourrez ainsi à la promotion et la protection des droits du citoyen ».
CICG







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