Le Liban vit aujourd’hui une journée de deuil national après des frappes israéliennes d’une ampleur exceptionnelle, ayant causé la mort de plus de 200 personnes, selon les autorités. Les services de secours évoquent un bilan encore plus lourd, pouvant atteindre 254 victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants.
Dans un pays profondément meurtri, les institutions publiques sont restées fermées, les chaînes de télévision ont adapté leur programmation et les drapeaux ont été mis en berne. Le Premier ministre a promis de mobiliser tous les moyens pour « mettre fin à cette machine de guerre israélienne ».
Les frappes, principalement concentrées sur la capitale Beyrouth, se sont déroulées en quelques minutes. L’armée israélienne affirme avoir visé en 10 minutes une centaine d’objectifs liés au Hezbollah, mais plusieurs zones civiles ont également été touchées, suscitant une vive indignation au Liban et au-delà.
Ces attaques interviennent dans un contexte déjà fragile, marqué par des discussions autour d’un cessez-le-feu. Cependant, selon plusieurs observateurs, le Liban n’aurait pas été clairement intégré dans les accords évoqués, ce qui expliquerait le caractère inattendu de cette offensive.

La communauté internationale a réagi avec fermeté. Plusieurs dirigeants appellent à une désescalade immédiate. Le président français plaide pour un cessez-le-feu global couvrant l’ensemble des fronts, dénonçant des frappes qu’il juge « désordonnées » et dangereuses pour la stabilité régionale. Le Royaume-Uni met en garde contre un risque d’embrasement, tandis que l’Union européenne estime qu’il est difficile de justifier l’ensemble des opérations au nom de la légitime défense.
Le secrétaire général des Nations unies insiste pour sa part sur la protection des civils et rappelle qu’aucune solution militaire ne peut mettre fin durablement au conflit.
Dans ce contexte de tensions extrêmes, l’Iran évoque des mesures de rétorsion, notamment sur la question stratégique du détroit d’Hormuz, tandis que les perspectives de dialogue diplomatique s’amenuisent.
De son côté, Israël maintient une position ferme. Le Premier ministre a déclaré que le pays restait prêt à poursuivre ses opérations militaires, affirmant que ses forces demeurent en état d’alerte maximale.
Photos: Reuters







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