
La guerre russo-ukrainienne aura mis en évidence le drone. Se révélant comme une arme de redoutable efficacité, tranchant avec les armes classiques. Le drone est désigné comme un véhicule aérien sans humain à bord d’où l’expression anglaise « unmanned aerial vehicle ». Ce sont des appareils volants, terrestres ou amphibies sans équipage et dont le pilotage est automatique ou télécommandé. Ils sont destinés à un usage civil ou sécuritaire. Utilisé en premier lieu par les soldats Ukrainiens pour infliger des pertes énormes, les soldats Russes ont multiplié la production de drones, pour à leur tour, porter des coups létaux aux Ukrainiens. Le drone a changé le cours de la guerre entre la Russie et l’Ukraine en réduisant les pertes humaines dans les rangs.La guerre USA-Israel-Iran a elle propulsé l’Intelligence Artificielle.
Les armées américaine et israélienne ont recours à l’Intelligence Artificelle pour performer comme l’acte d’assassinat, du plus grand scientifique Iranien Mohsen Fakhrizadeh, en 2020 par le Mossad, à l’aide d’un fusil robotisé. Des applications comme Claude ont servi au piratage des caméras des villes de Téhéran pour espionner de hauts dignitaires du régime des Mollahs. Mais aussi de recouper des milliers d’informations en un temps record. (ww.youtube.com/watch?v=QsOylsGQl8A-Quel rôle joue l’IA dans la guerre en Iran?).
Une surveillance accrue avec la collecte et le traitement de milliers d’informations en un temps court. Grâce à l’Intelligence Artificelle, les USA ont pu répertorier et identifier les potentiels cibles à abattre avant de mener des frappes sur des cibles humaines et sur des édifices militaires et paramilitaires, avec une précision remarquable. Avec la réduction des risques d’erreur humaine et améliorer la précision des attaques. En somme, la crise au Moyen Orient a clairement démontré les avantages de l’usage de l’Intelligence Artificielle dans le domaine de la défense à l’instar des autres secteurs d’activités. A ce titre, l’Intelligence Artificielle a réalisé une percée majeure dans le secteur de la défense.
Aujourd’hui, plus que jamais, au regard de ce qui précède, la souveraineté numérique est un défi pour les Etats y compris ceux de l’Afrique qui accusent un retard consistant. La maitrise des outils d’Intelligence Artificielle et leur prise en compte dans les politiques de défense des armées du Sud seront un atout indéniable pour leur performance. Leur apport s’articule autour de trois aspects.
Le premier aspect consiste à rendre des capteurs de signaux divers ; images, sons, vidéos, fréquences électromagnétiques plus intelligents dans le sens où ils ne transmettent plus seulement de l’information brute mais circonstanciée et interprétée pour l’humain qui la reçoit.
Le second est lié à la détection des signaux faibles qui apparait comme étant la plus intéressante pour les militaires au niveau stratégique. Un signal faible étant quelque chose que l’œil humain ne perçoit pas nécessairement.
Le troisième aspect relève de l’Intelligence Artificielle générative qui offre à un analyste ou un officier, un énorme gain de temps dans l’élaboration de textes divers comme les comptes-rendus, les analyses et autres (www.iris-france.org/chercheurs/alain-filipowicz/).
A ce niveau de notre analyse, il faut noter que l’Intelligence Artificielle a en quelques années seulement révolutionné le cours de la guerre comme nous le constatons dans la crise au Moyen Orient. L’Intelligence Artificielle est donc une approche qualitative que les armées doivent intégrer et maitriser pour la sécurité des Etats, et pour sa contribution dans la lutte contre les menaces asymétriques.
Namidja Touré
Essayiste et spécialiste des questions de défense et de sécurité






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