Vingt-six ans après son instauration, une réforme majeure vient d’être actée par Direction générale des douanes de Côte d’Ivoire. L’obligation de visa douanier pour les marchandises à destination du Mali et du Burkina Faso est officiellement supprimée.
Dans une circulaire datée du 31 mars 2026, le Directeur général des Douanes, Pierre Alphonse Da, a annoncé la fin immédiate de cette formalité, marquant un tournant important dans la facilitation des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et ses partenaires de l’hinterland.
Instauré au début des années 2000, le visa des représentations douanières du Mali et du Burkina Faso constituait jusqu’ici une condition de recevabilité des déclarations en détail pour les marchandises destinées à ces pays. Ce dispositif visait notamment à renforcer le suivi des opérations douanières et à fiabiliser les statistiques commerciales.
Mais avec les avancées technologiques et l’intégration progressive de systèmes modernes de gestion du transit, les autorités ivoiriennes estiment désormais ce mécanisme obsolète. La mise en œuvre du module informatique de gestion du transit entre la Côte d’Ivoire et le Mali, ainsi que du Système interconnecté de gestion des marchandises en transit avec le Burkina Faso, a permis de garantir une transmission continue, sécurisée et transparente des données.
Cette évolution s’inscrit également dans le cadre des engagements régionaux en matière de facilitation des échanges, notamment à travers la convention TRIE (Transit Routier Inter-États), qui vise à fluidifier la circulation des marchandises au sein de l’espace ouest-africain.
Concrètement, cette décision simplifie considérablement les procédures pour les opérateurs économiques. Désormais, les commissionnaires en douane agréés pourront déposer directement leurs déclarations auprès des bureaux compétents, sans passer par l’étape préalable du visa des représentations étrangères.
Au-delà de l’allègement administratif, cette réforme devrait contribuer à réduire les délais de traitement, à diminuer les coûts logistiques et à renforcer la compétitivité du corridor ivoirien. Elle constitue ainsi un signal fort en faveur de l’intégration économique régionale et de la modernisation des administrations publiques.
Avec cette mesure, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de consolider sa position de hub logistique en Afrique de l’Ouest, tout en facilitant les échanges commerciaux avec ses voisins sahéliens.







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