La Coupe du monde de football fait rêver. Elle fait vibrer les nations. Mais pour les clubs ivoiriens, elle ne rapportera… rien.
Une réalité brutale qui met en lumière le fossé grandissant entre le football local et les circuits internationaux. En effet, la FIFA ne versera aucune prime aux clubs évoluant dans le championnat ivoirien. La raison est simple : aucun joueur issu directement du championnat local n’est aujourd’hui en mesure d’intégrer une sélection mondiale.
Le mécanisme est pourtant bien connu. À chaque Coupe du monde, l’instance dirigeante du football mondial redistribue une partie de ses revenus aux clubs dont les joueurs sont sélectionnés. Pour l’édition 2026, ce sont environ 355 millions de dollars qui seront reversés dans le cadre du programme de répartition des bénéfices.
Lors du précédent tournoi, la Coupe du monde de la FIFA 2022 avait déjà permis de redistribuer 209 millions de dollars à 440 clubs à travers le monde. Une manne financière significative… mais dont les clubs ivoiriens restent exclus.
Car seuls les clubs actuels ou formateurs des joueurs sélectionnés peuvent prétendre à ces compensations. Or, la majorité des internationaux ivoiriens évoluent à l’étranger, dans des championnats plus compétitifs et mieux structurés.
Ce constat pose une question de fond : que reste-t-il du football local dans la chaîne de valeur du football mondial ? Entre fuite des talents, manque d’investissements et faiblesse des infrastructures, les clubs ivoiriens semblent relégués au rang de simples spectateurs d’un système dont ils sont pourtant à l’origine.
La Coupe du monde, vitrine planétaire du football, révèle ainsi une autre réalité : celle d’un football ivoirien local en quête de reconnaissance, de structuration… et surtout de retombées économiques.
Alain Lobognon






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