Durant la campagne de la présidentielle d’Octobre dernier, le Premier Ministre Robert Beugré Mambé au cours d’un meeting, a fait l’annonce d’une future ligne ferroviaire à grande vitesse entre Abidjan et Yamoussoukro. L’information est passée inaperçue, du fait des tensions politiques du moment. Pourtant ce train à grande vitesse ( TGV ) devant relier les deux capitales est bel et bien un projet qui est sur la table. Il fait partie d’un programme plus vaste portant sur le développement des infrastructures ferroviaires. Ainsi après le métro, la Côte d’ivoire ambitionne d’acquérir une ligne de TGV. Mais une chose est d’avoir une ambition, et une autre est d’être en mesure de la réaliser.
Sur le continent, c’est au Maroc qu’on a véritablement une ligne de TGV. Inauguré en 2018, le train relie Casablanca-Kenitra-Tanger ( une distance de 337 km) avec une vitesse de 320 km/h entre Casablanca et Kénitra, et de 160 km/h entre Kénitra et Tanger. Au Nigeria depuis 2016, la capitale fédérale Abuja et la ville de Kaduna, distante de 187 km, sont reliées par une ligne ferroviaire. Le train effectue le trajet en 2 heures, soit une vitesse moyenne d’environ 100 km/h. En Afrique du Sud, le GAUTRAIN est un train express avec une vitesse de 160 km/h, reliant Johannesburg à Pretoria, distante de 80 km. Au Sénégal, le Train Express Régional parcourt ses 56 km de trajet à une vitesse de 160km/h.
Du 15 au 19 Janvier 2026, une délégation japonaise a séjourné en Côte d’Ivoire, pour des contacts préliminaires dans le cadre d’études techniques portant sur les projets ferroviaires. Les Japonais ont visité les installations de la SITARAIL d’Abidjan, de Dimbokro, et de Bouaké, ainsi que la ville de San Pedro, notamment son port. L’Etat ivoirien ambitionne de relier les villes de San-Pedro et Man par une liaison ferroviaire afin d’évacuer le minerais de fer découvert dans les montagnes de l’Ouest, à l’image de la voie ferrée réalisée par la Chine en Guinée Conakry pour évacuer le fer du gisement Simandou.






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