Le climat se tend dans le football africain. Hier, le Sénégal a affiché une posture de défiance vis-à-vis de la CAF en célébrant publiquement son sacre, acquis sur le terrain, avant son match amical contre le Pérou, disputé au Stade de France.
Selon plusieurs indiscrétions, les autorités sénégalaises auraient décidé de ne pas restituer le trophée à la CAF tant qu’une décision du Tribunal Arbitral du Sport ne leur serait pas défavorable. Une position qui traduit une crispation croissante entre Dakar et l’instance faîtière du football africain.
Dans ce contexte déjà tendu, une autre annonce majeure est venue secouer l’institution : la démission du Secrétaire Général de la CAF, Véron Mosengo-Omba.
Après plus de trois décennies consacrées au football international, il a officialisé son départ, évoquant la volonté de se consacrer à des projets personnels. Dans sa déclaration, il a insisté sur son engagement en faveur d’un football porteur de valeurs de rassemblement, d’éducation et d’opportunités.
L’ancien dirigeant a également affirmé avoir dissipé les soupçons qui pesaient sur lui ces derniers mois, assurant quitter ses fonctions « sereinement et sans contrainte », tout en laissant une CAF qu’il juge « prospère comme jamais ».
Véron Mosengo-Omba a par ailleurs adressé ses remerciements au président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué aux avancées du football africain durant son mandat.
Cette démission, survenant dans un contexte de tensions avec le Sénégal, relance les interrogations sur la gouvernance et la stabilité de la CAF, à un moment charnière pour l’avenir du football continental.







Commentaires Facebook