Mise sous scellé de la Maison de la Presse : le silence troublant des anciens de l’UNJCI

Depuis le mardi 25 mars, la Maison de la Presse est cadenassée, mise sous scellé, comme s’il s’agissait d’un lieu de crime. En application d’une décision judiciaire, les forces de l’ordre y ont pris position, interdisant désormais l’accès à tous les acteurs des médias.

Une mesure qui, à bien des égards, paraît excessive, même si elle intervient dans un contexte de fortes tensions entre journalistes, à l’approche du renouvellement des instances de l’Union des journalistes de Côte d’Ivoire.

Fermer la Maison de la Presse, c’est apposer un sparadrap — sinon une muselière — sur ce qui incarne le mieux l’exercice du métier de journaliste en Côte d’Ivoire. C’est, de fait, donner du grain à moudre à ceux qui pourraient dénoncer, à tort ou à raison, une tentative de bâillonnement.

Face à cette situation, qui n’aurait guère suscité d’émoi dans certains États de l’AES, une question s’impose : comment expliquer le silence assourdissant des anciens présidents de l’UNJCI et des doyens de la profession ?

Eux qui, ces derniers temps, nous avaient habitués à une avalanche de communiqués — parfois même contradictoires — semblent aujourd’hui frappés d’un mutisme pour le moins déroutant.

Ce silence interroge. Il intrigue. Et en dit long, peut-être, sur les dessous nébuleux de cette lutte d’influence autour du contrôle de l’UNJCI.

Assane Niada
Journaliste professionnel

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