
Sons, lumières et danses célébrant l’excellence culturelle de deux pays amis, la Côte d’Ivoire et le Botswana. C’est dans un décor féérique, dans une salle du Palais des congrès de Sofitel Hôtel Ivoire, bondée de monde, qu’a été lancée lundi 23 mars 2026, la deuxième édition du Sirexe. Le salon dédié aux ressources extractives et énergétiques de la Côte d’Ivoire. Son principal artisan, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’énergie Mamadou Sangafowa-Coulibaly en a situé les enjeux après avoir étalé les retombées de la première édition pour son pays.
L’événement aura lieu du 18 au 22 novembre 2026 au Parc des Expositions de d’Abidjan Port Bouët. Et la Côte d’Ivoire aura à cœur de valoriser son potentiel minier et énergétique à ce rendez-vous international qui a rassemblé 25 mille participants pour 320 exposants en 2024. « Industries extractives et énergétiques : Quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? » C’est le thème central de cette deuxième édition du Sirexe au cours de laquelle le pays invité spécial, le Botswana fera une sorte de masterclass de sa gouvernance minière qui fait de ce pays d’Afrique australe, la première puissance minière du continent. Avec ses nouvelles découvertes minières et pétrolières de ‘’classe mondiale’’, l’impérieuse problématique pour notre pays est d’envisager une exploitation qui impacte positivement les populations ivoiriennes, celles d’aujourd’hui et celles des générations futures afin d’échapper ainsi à la fameuse »malédiction des ressources minières’’.
« Le choix du Gouvernement ivoirien, porté sur la République du BOTSWANA, première puissance minière du continent, se justifie par l’expertise avérée de votre pays en matière de gouvernance minière et de valorisation industrielle des ressources minérales. C’est une réussite africaine fondée sur un leadership exemplaire que nous saluons », a indiqué le ministre Sangafowa dans son discours. Le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie qui milite pour le contenu local dans le développement du secteur extractif rêve d’un deuxième salon qui va accentuer le positionnement de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique et minier. Dressant un bilan succinct de la précédente édition, il a fait savoir que ce salon a contribué à positionner notre pays comme une destination minière de premier choix. « Il a également contribué à positionner notre pays parmi les huit pays qui porteront l’avenir énergétique de l’Afrique », a-t-il ajouté.
Sangafowa croit fermement en l’avenir minier du pays et en a donné les arguments au vice-premier ministre Téné Birahima qui présidait ce lancement. Mamadou Sangafowa souligne – le caractère critique des infrastructures dans l’exploitation des ressources minérales – toute chose qui doit inviter les pays africains à mutualiser leurs efforts. Se référant à l’actualité dominée par la guerre du trio Etats-Unis-Israël-Iran, l’intervenant a relevé le tournant de cette guerre consistant à la destruction des infrastructures énergiques. Ceci doit amener, selon lui, le continent africain à se préoccuper de sa sécurité énergétique par des investissements appropriés dans la valorisation locale de ses ressources minérales.
A son tour de parole et juste avant de lancer officiellement le grand événement, le vice-premier ministre s’est félicité du travail entrepris par M. Sangafowa dans le repositionnement du pays comme puissance énergétique en devenir. Il a relevé les résultats flatteurs obtenus en peu de temps et qui classent notre pays à des rangs honorables dans les classements de structures internationales de référence telles que le Fraser Institute en matière d’environnement minier.
« Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes et la complexité plus accrue pour l’accès aux ressources minérales, l’Afrique doit tracer sa voie », a analysé le vice-premier ministre qui trouve dans la création de la future banque africaine de l’énergie, une voie de salut pour affirmer une souveraineté africaine en la matière.

La ministre botswanaise des minéraux et de l’énergie Bogolo Joy Kenewendo, dans un discours fort ovationné a décrit l’expérience de son pays, un scandale géologique qui a trouvé le chemin de son décollage par une gouvernance minière exemplaire et inspirante. Que fait ce pays enclavé pour relever le défi des changements et de l’investissement productif ? Mme Bogolo en livre ici dans ce morceau choisi, un pan :
« Des infrastructures telles qu’un approvisionnement fiable en énergie et des systèmes de transport (chemins de fer, ports, routes) sont indispensables à la réussite des projets miniers. L’accès à l’eau ainsi que des systèmes de gestion environnementale efficaces sont également essentiels pour attirer les investissements et mobiliser les financements. En tant que pays enclavé, le Botswana recherche en permanence des partenariats pour développer des infrastructures de qualité facilitant l’acheminement des ressources vers les marchés. Les pays enclavés doivent unir leurs efforts pour créer des corridors logistiques. Le Corridor de Lobito constitue un exemple concret visant à faciliter le transport des minerais et à renforcer l’intégration régionale et les échanges commerciaux ».
Rendez-vous en novembre prochain pour rentrer en plein dans le vif. Les entreprises, les chercheurs et investisseurs sont invités à prendre part à ce rendez-vous des opportunités qui a déjà construit sa crédibilité depuis la première édition.
SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr







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