
Présent sur la scène sociopolitique avec son mouvement « Agissons ensemble », l’ivoirien Kévin Zokou résidant en France a fait une sortie médiatique à Abidjan le 14 mars 2026. Sur le thème « l’engagement citoyen au cœur de la reconstruction nationale« , il a dépeint une situation politique nationale non reluisante. Militantisme exacerbé, stigmatisation, culte de la personnalité, des facteurs bloquants de tout progrès politique. Les Ivoiriens selon lui, se retrouvent encore complexés et enfermés dans leurs certitudes politiques, reléguant ainsi au second rang le devoir citoyen. Celui qui permet de poser les vrais problèmes de la société dont la résolution devrait contribuer au bien-être de tous.
C’est pourquoi, à l’entame de sa conférence, il a interpellé les Ivoiriens pour que prévale désormais la « primauté de la citoyenneté ou le devoir de lucidité ».
« Il est temps de sortir de l’hypnose partisane. Être militant d’un parti politique ne signifie pas être aveugle. C’est plutôt le choix d’une vision et d’un programme pour l’avenir. On peut donc appartenir à un parti ou un mouvement politique sans renier sa patrie. On peut être aussi partisan d’un leader politique San être complice d’un système » a fait observer Le leader d’Agissons ensemble qui se définit comme un opposant de gauche.
Dans un long développement, il a fustigé, entre autres, le risque de l’état parti qui se dessine en Côte d’Ivoire, la corruption avérée, le silence coupable des Institutions qu’il qualifie de trahison de la mission publique.
« Je veux une démocratie régénérée pour freiner les postures autoritaires qui portent atteinte à nos libertés individuelles et collectives avec des lois souvent liberticides« , s’est élevé Kévin Zokou. Le conférencier a révélé avoir introduit trois plaintes dont l’une contre la ministre de la fonction publique pour « soupçons de corruption, népotisme, et favoritisme » dans le recrutement des agents de la douane. Toutes, sont restées sans suite. Mais Kévin Zokou dit ne pas être découragé face au mutisme de l’institution judiciaire. Il aura fait valoir son devoir de citoyen.
Le conférencier n’a pas manqué de faire des propositions. Il appelle ainsi à des « réformes de rupture » par le vote à 16 ans, la richesse équitablement redistribuée aux régions du pays et une indépendance réelle de la Commission électorale. Pour faire aboutir ces doléances, il propose la voie du dialogue par des « assises nationales ». « Il est temps de réunir forces politiques, société civile, chefs religieux et représentants de la jeunesse pour vider les contentieux qui nous divisent. Dans cet esprit, j’invite le gouvernement ivoirien à la libération des prisonniers politiques et d’opinion« , a-t-il lancé. Puis Kévin Zokou de conclure en martelant en guise d’avertissement : « A l’administration ivoirienne qui se tait, à la corruption qui galope et au mépris qui s’installe, nous opposons une seule force : notre citoyenneté inflexible ».
SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr
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