L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, le 11 mars 2026, une loi renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, le texte prévoit désormais des peines de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans auparavant, pour les « actes contre nature ».
La peine maximale sera appliquée lorsque l’acte implique un mineur. La loi introduit également des sanctions pénales contre la promotion de l’homosexualité, ainsi que des amendes allant de 2 à 10 millions de francs CFA.
Ce projet de loi, présenté le 24 février, constitue le premier texte que le chef du gouvernement sénégalais a porté personnellement devant le Parlement.
Le contexte politique et social a favorisé l’adoption du texte. L’opinion publique sénégalaise est particulièrement mobilisée sur cette question, notamment après l’arrestation en février de quatorze personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau pédocriminel impliquant de jeunes garçons.
Certaines voix de l’opposition ont néanmoins critiqué la démarche. Le député Thierno Alassane Sall estime que cette initiative relève davantage d’un calcul politique et d’une stratégie démagogique que d’une véritable réforme juridique.
La loi doit désormais être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Si tel est le cas, le Sénégal deviendra l’un des pays africains appliquant les sanctions les plus sévères contre les personnes LGBT+.







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