Mali : nouvelles pertes pour l’Africa Corps près de Nampala

Une embuscade attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a visé, le 9 mars 2026, un convoi russo-malien près de Nampala, dans le centre du Mali. Au moins trois mercenaires de l’Africa Corps auraient été tués. Cette attaque intervient alors que Bamako traverse une grave crise énergétique, malgré les promesses russes d’approvisionnement en carburant.

Sécurité au Mali : une nouvelle embuscade contre un convoi russo-malien

Selon plusieurs sources sécuritaires et des revendications du JNIM, un convoi escorté par les Forces armées maliennes (FAMa) et des mercenaires russes de l’Africa Corps a été attaqué le lundi 9 mars 2026 près de Nampala, non loin de la frontière mauritanienne.

Au moins trois combattants russes auraient été tués, tandis que le groupe jihadiste affirme avoir également tué une dizaine de soldats maliens. Les autorités maliennes n’ont pas communiqué de bilan officiel à ce stade.

Cette attaque s’inscrit dans une série d’embuscades visant les convois logistiques reliant Bamako aux régions du centre et de l’ouest du Mali, zones où le JNIM renforce son contrôle sur plusieurs axes routiers stratégiques.

Logistique et carburant : des promesses russes difficiles à tenir

En octobre 2025, Moscou avait annoncé pouvoir livrer jusqu’à 200 000 tonnes mensuelles de produits agricoles et pétroliers au Mali, afin d’aider le pays à faire face aux sanctions régionales et aux difficultés d’approvisionnement.

Un premier convoi spectaculaire d’environ 300 camions-citernes sécurisés par l’Africa Corps et les FAMa avait alors atteint Bamako pour symboliser ce partenariat renforcé.

Mais sur le terrain, les résultats restent limités. Selon plusieurs estimations, près de 130 camions-citernes auraient été détruits ou pillés entre septembre et décembre 2025, principalement lors d’attaques du JNIM visant les convois.

Fin janvier 2026, une attaque contre un convoi a également coûté la vie à 15 chauffeurs routiers, provoquant une grève du Syndicat national des chauffeurs du Mali.

Une crise énergétique persistante à Bamako

Malgré les assurances du ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, affirmant que les stocks de carburant étaient suffisants pour le mois de Ramadan, la réalité à Bamako reste difficile.

Dans plusieurs quartiers, les habitants déclarent ne disposer que de cinq heures d’électricité par jour, compliquant la conservation des aliments et l’activité économique.

Cette situation illustre les limites de la stratégie sécuritaire et logistique mise en place par la Russie au Mali, alors que l’instabilité persistante dans ce pays sahélien continue de peser sur l’équilibre sécuritaire de toute la région.

F. Kouadio

Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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