Kenya : un ressortissant chinois arrêté avec plus de 2 000 fourmis reines destinées au trafic international

Par Fleur Kouadio

Un citoyen chinois a été interpellé à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi après avoir tenté d’exporter illégalement plus de 2 000 fourmis vivantes, principalement des reines, dissimulées dans ses bagages. Les autorités kényanes soupçonnent l’existence d’un réseau international de trafic d’insectes destinés à des collectionneurs en Europe et en Asie.

Trafic de fourmis au Kenya : une arrestation spectaculaire à l’aéroport de Nairobi

Les autorités kényanes ont arrêté un ressortissant chinois identifié comme Zhang Kequn à l’aéroport international de Nairobi alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la Chine. Lors d’un contrôle de sécurité, les agents ont découvert 2 238 fourmis vivantes soigneusement dissimulées dans ses bagages.

La majorité des insectes étaient des fourmis reines, placées dans des tubes à essai spécialement conçus pour leur permettre de survivre durant le transport. Une trentaine d’autres spécimens étaient cachés dans des rouleaux de papier absorbant.

Selon le Kenya Wildlife Service (KWS), cette saisie représente un cas inédit pour l’institution, généralement mobilisée contre le braconnage d’éléphants ou de lions.

Des fourmis africaines protégées et très recherchées

Les insectes saisis appartiennent à l’espèce Messor cephalotes, une fourmi géante africaine protégée par des accords internationaux sur la biodiversité. Leur capture massive pourrait perturber l’équilibre écologique, notamment la santé des sols et la biodiversité.

Ces fourmis sont très prisées sur certains marchés spécialisés en Europe et en Asie, où des collectionneurs les élèvent comme animaux de compagnie ou pour des recherches entomologiques. Une seule reine peut en effet fonder une colonie entière, ce qui explique leur forte valeur.

Une enquête élargie sur un réseau international

Le tribunal de Nairobi a placé le suspect en détention provisoire pour cinq jours afin de permettre la poursuite des investigations. Les enquêteurs examinent également ses appareils électroniques.

Les autorités soupçonnent Zhang Kequn d’être lié à un réseau de trafic d’insectes démantelé l’année précédente, qu’il aurait quitté en utilisant un autre passeport.

Pour les pays africains, dont la Côte d’Ivoire, cette affaire rappelle que le trafic d’espèces sauvages ne concerne pas seulement les grands animaux, mais aussi des insectes essentiels aux écosystèmes.

F. Kouadio

 

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire