Commémoration de l’attaque de Grand-Bassam: Téné Birahima Ouattara réaffirme l’engagement de l’État pour la sécurité

Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a conduit ce vendredi 13 mars 2026 la cérémonie officielle de recueillement et de mémoire marquant le 10ᵉ anniversaire de l’attaque terroriste du 13 mars 2016 à Grand-Bassam.

La cérémonie s’est déroulée en présence des familles des victimes, de membres du gouvernement, du corps diplomatique et des autorités locales, rendant hommage aux 19 victimes et réaffirmant l’engagement de l’État pour la sécurité.

Dans son intervention, M. Ouattara a eu une pensée émue pour les 19 personnes de sept nationalités différentes – dont des Ivoiriens, des Français et des Maliens – qui ont perdu la vie lors de cette attaque.

« Ce sont des êtres très tôt arrachés à notre affection collective. Nous ne les oublierons jamais », a-t-il déclaré, avant de saluer, au nom du chef de l’État Alassane Ouattara, la mémoire des disparus et d’exprimer la compassion de la nation aux familles endeuillées.

Le Vice-Premier ministre a souligné que cette attaque visait, au-delà des personnes, les valeurs fondamentales de la Côte d’Ivoire, notamment la diversité culturelle, l’hospitalité et la joie de vivre.

Il a également indiqué que ce dixième anniversaire constitue une occasion de regarder vers l’avenir. Selon lui, le pays a tiré des leçons importantes de cette tragédie, notamment à travers un renforcement significatif des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, désormais mieux entraînées et mieux équipées.

M. Ouattara a en outre évoqué l’intensification de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. « Nos forces ont renforcé leur posture de veille opérationnelle afin que de tels drames ne se reproduisent plus », a-t-il assuré.

Pour sa part, le maire de Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, a insisté sur le devoir de mémoire, citant le maréchal Ferdinand Foch : « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ». Il a également rendu hommage à la bravoure et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité, dont l’intervention a permis d’éviter un bilan humain plus lourd.

Le porte-parole des familles des victimes, Émile Ebrottié, a exprimé sa gratitude au président Alassane Ouattara pour sa bienveillance et son soutien constant depuis dix ans.

Il s’est également réjoui de l’érection d’une stèle en mémoire des victimes, estimant que ce geste « fait entrer nos disparus dans le cercle des immortels ».

Au nom du corps diplomatique, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a salué la résilience du pays. Il a rappelé que depuis quatre ans, la Côte d’Ivoire n’a enregistré aucune attaque terroriste, un résultat qui, selon lui, n’est pas le fruit du hasard.

Il a attribué cette situation au travail quotidien des forces de sécurité, à leur formation et à leur équipement, mais aussi au développement économique du pays depuis 2011 et à la tolérance interreligieuse prônée par les plus hautes autorités. « Nous sommes dans une situation de sérénité et d’espoir, et c’est le meilleur hommage que la Côte d’Ivoire peut rendre aux victimes », a-t-il conclu.

La cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes effectué par le Vice-Premier ministre et plusieurs personnalités, dont le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé. Étaient également présents le ministre des Infrastructures économiques, Hien Sié, la ministre du Portefeuille de l’État, ainsi que Sa Majesté Amon Tanoé Désiré, président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels.

(AIP)

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