L’Iran a promis ce mardi 10 mars, que plus aucune goutte de pétrole ne sortira du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre », rejetant ainsi les propos de Donald Trump qui déclarait la veille que « la guerre est quasiment terminée ». Trump s’est aussi dit prêt à parler aux iraniens « sous certaines conditions », mais ceux-ci ont fait savoir que les négociations avec Washington « ne sont plus à l’ordre du jour ».
Les propos de Donald Trump d’une guerre « quasiment terminée » contredisent ceux de son secrétaire à la défense, qui déclarait peu avant lui, que la guerre allait maintenant « commencer », précisant que « l’Iran sera frappé ce mardi comme il ne l’a jamais été ». Le premier ministre israélien a aussi réagi ce mardi aux propos de Donald Trump, estimant « ne pas en avoir encore fini avec l’Iran ».
Au milieu de cette confusion, une chose est claire, l’Iran bloque le trafic dans le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit, et quasiment aucun navire ne le traverse. 06 navires tentant de la franchir ont été frappés. Visiblement les Américains n’ont pas anticipé cette évolution, qui commence à peser sur l’économie mondiale avec un cours du pétrole qui a atteint les 120 dollars le baril le lundi, avant de redescendre à environ 92 dollars. Trump menace de frapper « beaucoup plus fort » si Téhéran « prenait le monde en otage » en bloquant le détroit d’Ormuz.
En fait, les américains hésitent à escorter les pétroliers dans le détroit comme ils l’avaient promis aux premières heures du conflit, parce qu’ils s’exposeront à de lourdes pertes. C’est difficile d’intercepter un missile qui ne vole pas dans l’atmosphère, mais évolue en rase-motte au-dessus la mer. L’Ukraine qui ne dispose plus de marine conventionnelle, frappe et coule les navires russes sur la mer noire grâce à des missiles tirés depuis la côte en rase-motte, et des drones navals et aériens. On ne sait rien de la nature des torpilles dont disposent les Iraniens. On sait qu’ils ont disséminés des rampes de missiles le long des côtes, et disposent une multitude de vedettes rapides.
Les deux avions américains qui sont « dans la région » comme on le dit, ne sont pas dans le golfe persique au large de l’Iran comme on le pense. L’USS Abraham Lincoln est en mer d’Oman, et l’USS Gerald Ford en Méditerranée orientale au large d’Israël. Il a été déplacé en mer rouge ces jours-ci. La cinquième flotte américaine qui a son quartier général au Bahreïn, n’est pas encore sortie de son port d’attache.







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