Classement 2025 de New African : Ibrahim Magassa dans les 100 personnalités africaines les plus influentes

Philanthrope et Ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco en charge de la priorité globale Afrique, le banquier d’affaires Franco-Ivoirien Ibrahim Magassa est à la fois un acteur discret et un stratège majeur de la finance continentale, selon le magazine panafricain New African qui , dans son édition de décembre 2025/janvier 2026 (N°624), célèbre, comme chaque année depuis sa fondation en 1966, les 100 personnalités qui façonnent le destin du continent. Incontournable pour décrypter les dynamiques africaines , la publication résume entre autre le parcours d’un homme dont les actions se déploient au cœur des centres de décision, tout en demeurant loin des projecteurs.

En effet , le banquier d’affaires panafricain Ibrahim Magassa incarne cette nouvelle génération de leaders dont le pouvoir se mesure à l’aune des dossiers qu’ils traitent en droite ligne avec la génération de l’ivoirien nouveau tant prônée par le chef de l’État de son pays d’origine, la Cote d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, le Président de la République de Côte d’Ivoire. Coopté et nominé par le magazine New African, alors qu’il vaquait à ses activités, Ibrahim Magassa a été ensuite inondé de messages par des diplomates , hommes d’affaires et divers banquiers l’informant ainsi de sa désignation, et le félicitant.

Cela est bien la preuve que le banquier d’affaires est un acteur dont on ne mesure pleinement l’importance qu’à l’aune des dossiers qu’il traite, et non pas des bruits qu’il fait. Ibrahim Magassa appartient en effet, à ces hommes et femmes qui façonnent la géographie financière de l’Afrique. À la tête de la banque d’affaires Algest sa structure de conseil basée à Abidjan, il est devenu, ces dernières années, l’un des interlocuteurs privilégiés de chefs d’État et de ministres des Finances du continent.

Ces derniers mois, Ibrahim Magassa a joué un rôle déterminant dans plusieurs opérations financières majeures, notamment la restructuration historique de la dette ghanéenne, d’un montant de 14,5 milliards de dollars, ainsi que des engagements complexes au Gabon, au Congo-Brazzaville, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Benin, ces 20 dernières années. Des négociations à hauts risques où sa discrétion légendaire et sa maîtrise technique ont fait la différence.

« C’est un négociateur hors pair », confie un haut responsable financier de la place parisienne sous couvert d’anonymat qui ajoute que «là où d’autres cherchent la lumière, Ibrahim préfère construire des consensus durables dans l’ombre. Cette qualité est précieuse quand on touche à des dossiers aussi sensibles que la dette souveraine. »

Formé dans les meilleures écoles de commerce en France (ESCP Paris ) et aux États-Unis (Harvard), Ibrahim Magassa cultive un profil singulier, à la croisée de la finance internationale et de l’engagement institutionnel. Loin de se limiter aux transactions, il n’a cessé de bâtir des ponts entre l’Afrique et le reste du monde. En 2003, il fonde l’African Business Club (ABC), une initiative visionnaire destinée à ouvrir aux talents africains les portes des grandes universités et écoles d’élite, notamment en France. Vingt ans plus tard, l’ABC a contribué à former une génération de cadres et de dirigeants qui irriguent aujourd’hui les économies du continent.

Cette double légitimité ( financière et intellectuelle) , lui vaut une reconnaissance rare. En effet, le Ghana lui a récemment décerné l’Ordre de la Volta, une distinction qui salue non seulement son apport à la finance, mais aussi son rôle dans la stratégie géopolitique mondiale.

À Abidjan comme dans les salles de réunion des institutions financières internationales à Washington, Ibrahim Magassa est un nom qui se murmure de plus en plus, et qui inspire confiance et efficacité dans l’exécution des grosses opérations stratégiques.

Un continent en mouvement

D’autres figures dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du continent, ont marqué l’année par leur présence sur le devant de la scène, selon le magazine New African. Ainsi, en politique, Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) est salué pour sa gestion de la présidence du G20, tandis que João Lourenço (Angola) s’impose à la tête de l’Union africaine. Le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) reste une figure de proue du Sahel, selon le magazine.

Dans les affaires, Aliko Dangote et le banquier central Olayemi Cardoso (Nigeria) côtoient le nouveau président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah. La technologie est à l’honneur avec des pionniers de l’IA comme Dr Vukosi Marivate (Afrique du Sud) ou Pelonomi Moiloa (Botswana). Côté créatifs, la réalisatrice Kemi Adetiba, l’actrice Funke Akindele (Nigeria) et l’artiste plasticien Ibrahim Mahama (Ghana) brillent. En sport, le prodige du football Lamine Yamal (Espagne/Maroc/Guinée équatoriale) et la nouvelle présidente du CIO, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, marquent l’année.

À l’heure où l’Afrique cherche à reprendre la main sur son financement et à négocier d’égal à égal avec les grandes puissances économiques, des hommes comme Ibrahim Magassa et les personnalités influentes recensées par New African , incarnent une forme de souveraineté silencieuse et agissante.

Charles Kouassi / L’intelligent d’Abidjan

Encadré
Parcours et distinctions

Fonction & Titre : Fondateur de la Banque d’affaires Algest, Ambassadeur de Bonne volonté UNESCO de la priorité Globale Afrique, Doctorant en gestion économique.
Parcours & Diplômes : Programme grande école ESCP Europe, Harvard Business School, Doctorant Sorbonne Université, Expertise comptable
Pays : Côte d’Ivoire, France
Réalisations clés : +$100 milliards de dollars de mobilisation de ressources et structuration; Restructuration de la dette du Ghana (14,5 Mds $), conseiller sur des transactions majeures au Gabon, Congo-Brazzaville, Tchad, Côte d’Ivoire, Burkina,
Distinction : Ordre de la Volta (Ghana), Grand Officier (Gabon), Commandeur dans plusieurs pays.
· Initiative remarquable : Fondateur de l’African Business Club (ABC) pour l’accès des talents africains aux grandes écoles ; actions sociales et philanthropes multiples ; renforcement de la coopération Française sur le Continent

Contribution économique : Conseil Bercy, Ministère des Finances Français dans le Rapport stratégique d’Herve Gaymard sur la Présence Française en Afrique ; Journal le Monde (L’avenir de la France c’est l’Afrique; Revue Européenne de Géopolitique ( Stratégie chinoise en Afrique) ; FInancial Time Côte d’Ivoire, Era of High performance ; Africa Investment Forum Master Classe Rabat 2025.

CK

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