Burkina Faso : au moins 30 policiers tués dans une attaque jihadiste contre un détachement à Yamba

Une attaque meurtrière a visé vendredi 6 mars un détachement de police à Yamba, dans l’est du Burkina Faso. Selon plusieurs sources sécuritaires, au moins une trentaine de policiers du Groupement des unités mobiles d’intervention (GUMI) ont été tués après l’assaut de combattants armés arrivés à moto. Le camp a été incendié et pillé, illustrant une nouvelle fois la dégradation sécuritaire dans cette région frontalière du Bénin, du Niger et du Togo.

Attaque meurtrière contre un détachement de police à Yamba

L’attaque s’est produite dans l’après-midi du vendredi 6 mars 2026 à Yamba, une localité située à une vingtaine de kilomètres de Fada N’Gourma, dans la région de l’Est du Burkina Faso.

Selon des sources sécuritaires, des combattants armés arrivés en grand nombre à moto ont pris pour cible le détachement du Groupement des unités mobiles d’intervention (GUMI), une unité de la police burkinabè spécialisée dans les opérations de sécurité.

L’assaut aurait duré près de deux heures. Les assaillants ont incendié la base et emporté du matériel militaire avant de se retirer.

Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités burkinabè. Toutefois, plusieurs sources sécuritaires évoquent au moins une trentaine de policiers tués, ainsi que plusieurs blessés. Des opérations de ratissage sont en cours pour retrouver les agents toujours portés disparus.

Une région de l’Est sous pression des groupes armés

Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est du Burkina Faso, une zone stratégique frontalière du Bénin, du Togo et du Niger.

Le camp de Yamba avait déjà été la cible d’une attaque similaire l’an dernier à la même période.

Depuis le début de l’année, les groupes armés multiplient les offensives dans cette région. Il y a deux semaines, une unité de gardes forestiers dans la réserve de la Tandjari avait également subi une attaque qui aurait fait des dizaines de morts.

Pour les pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, la situation dans l’est du Burkina Faso reste une préoccupation majeure, cette zone constituant l’un des principaux couloirs d’infiltration des groupes terroristes vers les États côtiers.

F. Kouadio

Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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