
L’espoir suscité par le projet immobilier « Espérance » dédié aux agents des Impôts membres du Syndicat le Renouveau syndical du Fisc ( Resa-Fisc) est -il entrain de s’éloigner ? Si on ne peut pour l’instant arriver à cette conclusion il faut tout de même dire que ce projet, conclu il y a cinq ans, entre ledit syndicat et la société immobilière BACID-SA patine dans sa mise en œuvre.
Pourtant les souscripteurs, tous des agents des Impôts sont en attente de leurs maisons. Pour le moment c’est à un conflit qu’ils se heurtent. C’est que le samedi 28 février 2026, le conflit a pris une tournure inquiétante. On a assisté a une tension palpable à l’entrée du site situé à Bingerville entre le premier responsable du Resa-Fisc en compagnie de ses membres et la Police qui lui a refusé l’accès à la cité en question alors qu’il devrait y tenir une conférence de presse.
Cette rencontre avait pour but selon lui d’éclairer la lanterne de tout le monde sur cette affaire. Après plusieurs minutes d’altercation avec les Forces de l’ordre le calme est revenu. Zéréyé Zédou a finalement accepté de tenir sa conférence de presse en dehors de la cité sur instruction de la Police présente. Lors de cette conférence de presse debout tenue en présence de ses militants et de Gnakpa Honoré le collaborateur de son Avocat Maître Abié Modeste, Zéréyé Zédou a vigoureusement déploré l’attitude des forces de l’ordre qui l’ont empêché d’accéder au site. Dans le calme revenu, le représentant de l’avocat et le Secrétaire général Zéréyé sont revenus sur l’origine du conflit qui oppose le syndicat à son partenaire BACID-SA dans le cadre de ce projet immobilier qui devrait voir sortir de terre 500 logements sur une période de deux ans.
<< C’est le cœur meurtri que nous assistons à cette situation >>, a-t-il déploré, pointant la responsabilité de son partenaire qui, selon lui, aurait commis la Police pour l’empêcher d’avoir accès au site objet du conflit. Toute chose que n’a pas nié le PDG de la structure immobilière , M. Salami que nous avons joint au téléphone. Se justifiant par la « sécurisation de ses activités et des résidents » du site.
19 maisons livrées sur un objectif de 150 logements pour la première tranche

Malheureusement, à ce jour selon les conférenciers, ce ne sont que 19 maisons qui sont livrées par son partenaire donc très loin de l’objet visant la livraison de 150 logements pour la toute première tranche. Les deux conférenciers indiquent que tout s’est fait contrairement au contrat qui consistait à offrir des maisons clés en main et payement à effectuer six mois après la livraison.
Pour cette première tranche, font encore savoir le premier responsable du Resa-fisc et le représentant de Me Abié, c’est la somme de 2,325 milliards FCFA qu’a reversé le Syndicat au PDG de la Société de construction immobilière pour l’épauler dans le seul but de faciliter la réalisation du projet. A cette conférence de presse M. Zéréyé a même brandi des pièces à conviction, notamment des copies de chèques qui oscillent entre 100 et 400 millions FCFA. Des paiements qui seraient effectués soient par des versements directs sur le compte du partenaire mais ayant constaté que le projet n’avançait pas comme souhaité il dit avoir créé un compte de recouvrement pour effectuer les payements. Malheureusement l’énorme effort financier consenti par le syndicat n’a pas suffi à la réalisation de la première tranche de 150 logements. Pis, il fait savoir que le constructeur immobilier voudrait augmenter unilatéralement les coûts initiaux des maisons consignés dans le contrat. Le Sg avoue qu’il y a opposé un refus, mettant en avant les clauses du contrat qui les lient.
<< Voyant que nous n’étions pas d’accord pour l’accompagner dans cette forfaiture, il a commencé à mettre des blocages dans la réalisation du projet >>, a commenté M. Zédou. Poursuivant, il a dénoncé le fait que l’affaire soit devant le juge pendant que son partenaire vend des maisons à d’autres souscripteurs non membres de son syndicat. Et que, pour empêcher cette situation, les militants du Resa-Fisc ont engagé une structure de sécurité privée pour veiller sur le site. Ce qui justifie leur présence samedi à l’entrée de la cité, là où s’est tenue la conférence de presse.
Enfin, le représentant de l’Avocat aussi a dit sa part de vérité sur cette affaire avant d’annoncer que l’avocat du syndicat a intenté une action au Tribunal du Commerce qui s’ouvrira le 5 mars prochain. Il a accusé le prometteur immobilier d’avoir enfreint aux clauses du contrat. Le contrat, explique-t-il, consistait pour la société de construire 500 logements clés en main et ce n’ est que 6 mois après la livraison des maisons que le syndicat devrait payer l’argent demandé par le partenaire . Soit 5,6 milliards FCFA pour la première tranche de 150 logements.
Le syndicat a reversé par anticipation la somme de 2,3 milliards pour épauler le promoteur. Mais ce ne sont que 19 maisons qui ont été livrées sur 123 souscripteurs, aux dires de M. Gnakpa. << La situation est amère parce que le promoteur immobilier refuse de respecter les clauses du contrat qu’il a signées avec le syndicat Resa-Fisc>>, a commenté M. Gnakpa.
En attendant l’issue du procès du 5 mars prochain il faut dire que cette question remet sur la table les conflits persistants dans de nombreux projets immobiliers en Côte d’Ivoire. Les autorités compétentes sont alors invitées à trouver des solutions durables à cette situation qui n’honore pas notre pays.
Dans un souci d’équilibre de l’information, nous avons joint au téléphone, le même jour des faits, Salami Rachidi, PDG de la structure immobilière abondamment mis en cause par son partenaire Resa-Fisc. Il se dédouane en pointant la responsabilité de son partenaire Resa-Fisc dans cette affaire. Sa réaction à travers des documents qu’il nous a transmis sera portée à votre connaissance dans un prochain article.
Albert Zatté







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