Depuis quelques jours, une scène peu glorieuse impliquant des journalistes ivoiriens circule sur les réseaux sociaux. En cause : une élection à la tête du Conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), qui oppose Franck Ettien et Marie-Laure N’goran, chacun soutenu par son camp. Une rivalité qui a malheureusement dégénéré en affrontements physiques.
Ce triste spectacle ne devrait pourtant surprendre personne. Car nous en sommes tous responsables.
Responsables d’avoir déserté notre propre organisation. Pendant des années, la grande majorité d’entre nous a regardé ailleurs, laissant l’UNJCI entre les mains d’une poignée de confrères qui en ont fait leur chasse gardée. Minoritaires mais déterminés, ces derniers ont fini par s’en emparer, convaincus d’être les seuls à savoir qui mérite de la diriger — tout en tirant profit de chaque bureau sortant.
Responsables, anciens comme nouveaux, de notre indifférence collective. Nous n’avons pas surveillé, pas participé, pas exigé. Et nous en payons aujourd’hui le prix.
Responsables, aussi, d’avoir exposé les candidats aux manœuvres de ceux qui font et défont les présidents dans l’ombre. Ceux-là mêmes qui chantent les louanges d’un homme aujourd’hui pour le traîner dans la boue demain. Comme le dit si bien Alpha Blondy : « Vive le président, à bas le président. »
Face à cette crise qui couvait depuis trop longtemps, il est temps de réagir. Chaque journaliste doit se réapproprier l’UNJCI — non comme un outil de pouvoir ou une source de privilèges, mais comme ce qu’elle devrait être : un cadre au service de la profession et de son image.
Cette turbulence, aussi douloureuse soit-elle, est peut-être l’occasion de tout remettre à plat. Et de construire, enfin, une organisation à la hauteur de notre rôle dans la société.
Avec lebanco.net







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