Parti de la Côte d’Ivoire sur la pointe des pieds… Abdourahmane Cissé veut succéder à Ouattara à la tête du département Afrique du FMI

Il deviendrait ainsi le second Ivoirien de l’histoire à diriger le departement Afrique du FMI…La succession d’Abebe Aemro Selassie à la tête du département Afrique du Fonds monétaire international suscite déjà de vives spéculations dans les cercles économiques et diplomatiques. Parmi les noms évoqués figure celui d’Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Budget et du Portefeuille de l’État.

Une candidature au profil technique affirmé

Fort de plus de vingt ans d’expérience dans les domaines de la finance internationale et des politiques macroéconomiques, Abdourahmane Cissé s’est imposé, durant son passage au gouvernement ivoirien, comme l’un des architectes des réformes budgétaires et des stratégies de mobilisation des ressources.

Son expertise en matière de stabilité macroéconomique et de gestion des finances publiques constitue un atout indéniable dans la perspective d’un poste aussi stratégique que celui de directeur Afrique du FMI.

Selon certains médias, il bénéficierait du soutien du président Alassane Ouattara, lui-même ancien directeur du département Afrique de l’institution de Bretton Woods. Si ce soutien se confirmait, il pourrait peser dans un processus de sélection où l’expérience internationale et les réseaux diplomatiques jouent un rôle déterminant.

Une zone d’ombre dans le parcours

Toutefois, la candidature d’Abdourahmane Cissé ravive aussi le souvenir d’un épisode plus controversé. L’ancien ministre avait quitté la Côte d’Ivoire de manière discrète il y a quelques années, avant d’être démis de ses fonctions par le chef de l’État avec effet immédiat. À l’époque, l’opinion publique s’était interrogée sur les raisons exactes de cette rupture soudaine.

Son nom avait également circulé dans la presse en raison d’une relation supposée avec Nina Keita, un élément largement commenté dans certains milieux médiatiques, bien que relevant davantage de la sphère privée que du débat institutionnel.

Entre continuité institutionnelle et calcul stratégique

La possibilité d’un soutien présidentiel à son ancien ministre surprend une partie de l’opinion. Certains y voient un pragmatisme politique : dans un contexte où la direction Afrique du FMI joue un rôle central dans l’accompagnement des économies du continent — gestion de la dette, programmes d’ajustement, réformes structurelles —, Abidjan pourrait chercher à positionner un profil techniquement solide et familier des arcanes financières internationales.

D’autres s’interrogent néanmoins sur la cohérence politique d’un tel appui, au regard des circonstances passées de son départ du gouvernement.

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