Le Renouveau du Coco Ivoirien : Entre Défis Logistiques et Ambition Mondiale au SIA 2026

Lors du Salon International de l’Agriculture (SIA) 2026 à Paris, la Côte d’Ivoire, pays à l’honneur, a marqué un tournant historique pour sa filière coco à travers une journée dédiée et un Side-Event organisés avec les acteurs locaux et internationaux. Pour rappel, cela fait un an que le Gouvernement a réaffirmé sa volonté de repositionner la Côte d’Ivoire au rang des grands pays producteurs et transformateurs de la noix de coco, sous l’impulsion du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC) après l’extension par ordonnance du champ d’application de la loi 2017-540 du 03 août 2017 fixant les règles relatives à la régulation, au contrôle et au suivi des activités des filières hévéa et palmier à huile aux activités de la filière coco, lors du Conseil des Ministres du 12 février 2025.

Ce Side-Event présidé par le PCA du CHPC, le Ministre Félix ANOBLE, s’est tenu le 24 février 2026 de 11 heures à 13 heures, à l’Hôtel NOVOTEL Paris, Porte de Versailles, en présence d’officiels ivoiriens, en l’occurrence, SEM l’Ambassadeur ALI TOURE, Représentant permanent de la Cote d’Ivoire auprès des organisations internationales des produits de base, les Administrateurs du CHPC, le PCA du GUCE M. Issouf FADIKA, les acteurs privés ivoiriens (la Présidente de l’Association des Industriels Magnolia YACE, le Président de l’Association des Exportateurs Romain CHALLOUB et l’Administratrice du Firca au titre de la filière coco, Mariella TOSSOU) et les importateurs du coco ivoirien basés en Europe.

Pour le PCA, le Ministre Félix ANOBLE qui a ouvert la session d’échanges, la mission du CHPC est de favoriser le développement de la filière coco et l’épanouissement des acteurs en se mettant davantage à l’écoute de leur attente dans un environnement régulé, avec la boussole du Ministère en charge de l’Agriculture.

Prenant la parole à la suite du PCA, le DG du CHPC, M. Edmond COULIBALY a clarifié le rôle Stratégique de la structure de régulation et de développement de la filière. Il a rappelé les chiffres clés de la filière, qui peuvent se résumer comme suit :

• Premier exportateur africain de noix et sous-produits du coco vers l’Europe.
• Une production oscillant entre 125 565 tonnes et 200 000 tonnes de noix de coco exporté par an ;
• Près de 37 000 Tonnes d’huiles de coco exportés par an, principalement vers l’Europe ;
• Un verger de cocoteraies étendu sur environ 31 000 hectares ;
• Un chiffre d’affaires annuel estimé à 9 milliards de Franc CFA, soutenu majoritairement par des PME locales.

Pour terminer, le DG du CHPC a insisté sur son rôle de régulateur, d’arbitre et à la fois au service des acteurs locaux et des clients finaux, en termes de :

– Agrément des acteurs et mise à disposition de la liste des opérateurs pouvant commercer avec les importateurs européens notamment,
– Arbitrage des contrats pour garantir leur entière et saine exécution
– Sécurisation des financements des partenaires internationaux (préfinancement des achats de noix, appui à la certification, etc.)
– Relance de la production et encadrement de la commercialisation intérieure et extérieure ;
– Incitation à la transformation et à la valorisation des multiples produits et sous-produits du cocotier.

A la suite du DG du CHPC, les opérateurs européens présents venus principalement d’Allemagne, d’Italie, de Belgique, de la France et la Hollande ont félicité l’initiative du CHPC, car elle permet à tous les acteurs d’avoir une compréhension claire du champ d’action de la structure. Cette rencontre leur permet aussi et surtout d’être rassuré sur la sécurité de leurs investissements et la durabilité des relations commerciales avec les opérateurs ivoiriens.

Pour les exportateurs locaux, la tribune a été l’occasion de relever ces difficultés telles que :
• Le bras de fer logistique avec certains armateurs ;
• La fraude sur la qualité induisant un risque de sanction sur les produits origine Cote d’Ivoire ;
• Les litiges commerciaux et les impayés.

Face à cette situation, le DG du CHPC a tenu à rassurer l’auditoire quant à l’existence d’outils et de dispositifs de gestion de la commercialisation qui seront déployés au service des opérateurs. Le DG, M. Edmond COULIBALY a également invité les importateurs de coco à venir en Côte d’Ivoire, visiter l’ensemble de la chaîne de valeurs et se rassurer davantage quant à l’engagement des autorités gouvernementales et du CHPC pour :

• la Formalisation des transactions commerciales ;
• le Contrôle strict des agréments des opérateurs ;
• le Contrôle qualité au départ et à l’arrivée qui sera institué ;
• l’Assainissement de l’environnement local des affaires dans la filière.

Le PCA du CHPC, Monsieur le Ministre Felix ANOBLE a conclu que la Côte d’Ivoire ne veut plus être un simple fournisseur de matières premières subissant les aléas du marché. Aujourd’hui, l’État reprend le contrôle pour faire du coco un pilier de développement durable, au même titre que l’hévéa et le palmier à huile, tout en sécurisant les revenus des producteurs face aux exigences européennes de déforestation.
La session a pris fin avec une séance de photos de famille et des rencontres BtoG accordées par le DG du CHPC.#SIA2026 #minaderpv #GouvCI #filierecoco #CHPC

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