Face aux récentes coupures d’électricité observées dans plusieurs quartiers du Grand Abidjan, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) apporte des précisions. Selon l’entreprise, ces perturbations ne relèvent pas d’un déficit structurel de production, mais d’une forte pression saisonnière sur certaines portions du réseau de distribution.
Une consommation en forte hausse
La CIE explique que la période de forte chaleur entraîne une augmentation significative de la demande, notamment en soirée, en raison de l’usage intensif des climatiseurs et autres appareils énergivores. Ces pics de consommation exercent une pression sur des postes électriques dimensionnés pour des capacités précises.
Lorsque ces seuils sont temporairement dépassés, des mécanismes de protection se déclenchent afin de préserver les équipements, provoquant des interruptions ponctuelles.
À l’échelle nationale, la capacité de production demeure suffisante, assure la compagnie. Les perturbations seraient principalement localisées dans des zones urbaines densément peuplées ou en expansion rapide.
Des incidents techniques liés à la surcharge
Dans certains quartiers comme Abatta, des mesures ont révélé que des transformateurs approchaient leur seuil critique. La CIE indique avoir installé un poste préfabriqué supplémentaire en collaboration avec Côte d’Ivoire Énergies afin de soulager les équipements existants.
Des départs basse tension sont également créés pour mieux répartir la charge. En parallèle, les équipes techniques ont été renforcées sur le terrain pour accélérer les interventions.
Réseau haute tension sous surveillance
La forte chaleur fragilise aussi certains équipements du réseau interconnecté haute tension, notamment les isolateurs. La CIE a entamé leur remplacement progressif par des modèles synthétiques plus résistants afin de prévenir les déclenchements intempestifs.
Modernisation et communication
La compagnie affirme poursuivre la modernisation du réseau avec l’installation de capteurs intelligents permettant une surveillance en temps réel. Elle distingue par ailleurs les coupures programmées pour maintenance — annoncées à l’avance — des incidents imprévus liés aux surcharges ponctuelles.
Une situation conjoncturelle
En conclusion, la CIE estime que les perturbations actuelles relèvent davantage d’un stress saisonnier localisé que d’une crise énergétique nationale. Le défi majeur reste l’adaptation continue des infrastructures à la croissance rapide de la demande dans une métropole en pleine expansion comme Abidjan.







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