À l’occasion de la 32ᵉ édition de l’African Mining Indaba, tenue au Le Cap, les perspectives du marché mondial de l’uranium ont été largement discutées. Selon les experts présents, la relance mondiale du nucléaire pourrait provoquer un déficit majeur d’approvisionnement dans les prochaines années.
Loyiso Tyabashe, directeur général de la South African Nuclear Energy Corporation, a souligné que le nombre de réacteurs nucléaires dans le monde devrait passer d’environ 400 aujourd’hui à plus de 1 000 dans les vingt-cinq prochaines années. Cette expansion entraînerait une forte hausse de la demande en uranium, combustible essentiel des centrales nucléaires.
D’après les projections de l’World Nuclear Association, la demande mondiale pourrait passer de 67 000 tonnes actuellement à environ 150 000 tonnes d’ici quinze ans. Or, la production actuelle couvre à peine les besoins présents, laissant présager un déficit important.
Dans ce contexte, l’Afrique apparaît comme un acteur clé potentiel. Le continent disposerait de plus d’un million de tonnes de réserves connues, soit environ 20 % des ressources mondiales. Des pays comme la Namibie, la Tanzanie, le Niger et l’Afrique du Sud figurent parmi les détenteurs de ces gisements, certains déjà exploités.
Au-delà de l’exportation, cette ressource pourrait aussi soutenir les ambitions nucléaires africaines en matière de production d’électricité, dans un contexte de transition énergétique et de recherche d’alternatives bas carbone.
Ainsi, le déficit mondial annoncé pourrait représenter pour l’Afrique non seulement une opportunité minière et économique, mais aussi un levier stratégique pour son développement énergétique.






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