Dans de nombreuses communes de Côte d’Ivoire, les usagers sont affectés par les grèves des taxis communaux, consécutives à la récente interdiction frappant les véhicules circulant au gaz butane. Cette mesure, prise dans le cadre du renforcement de la sécurité routière, entraîne d’importantes perturbations du transport urbain.
Man : circulation fortement perturbée
À Man, les déplacements sont fortement perturbés depuis le lundi 23 février 2026 en raison d’un arrêt de travail des chauffeurs de taxis. Ces derniers protestent contre l’interdiction de circuler avec des véhicules fonctionnant au gaz.
Dès les premières heures de la journée, de nombreux habitants ont été contraints de parcourir plusieurs kilomètres à pied pour se rendre au travail, à l’école ou dans leurs commerces, faute de taxis en circulation.
Selon les conducteurs, la décision fait suite à une réunion tenue le 17 février à la préfecture, consacrée à la recrudescence des accidents de la route. Les autorités y ont rappelé l’obligation pour les transporteurs de mettre à jour les documents administratifs de leurs véhicules et de se conformer à la réglementation, notamment l’interdiction de l’usage du gaz comme carburant.
Les chauffeurs jugent la mesure difficilement supportable sur le plan économique. Ils dénoncent le coût élevé de l’essence, estimant que l’utilisation du gaz leur permettait de réduire leurs charges. Ils font également état de contrôles renforcés de la gendarmerie, avec des contraventions et des retraits de permis.
Si certains usagers déplorent les désagréments, d’autres considèrent la décision nécessaire pour prévenir les accidents. En attendant une issue aux discussions entre transporteurs et autorités, les taxis demeurent immobilisés.
Soubré également touchée
Une situation similaire a été constatée lundi 22 février 2026 à Soubré, où la circulation a été perturbée par une grève des taxis, communément appelés « taximètres ».
La quasi-totalité des véhicules de transport urbain était immobilisée dans plusieurs quartiers de la ville, compliquant les déplacements des habitants.
Les conducteurs dénoncent eux aussi l’interdiction d’utiliser le gaz comme carburant, estimant qu’elle alourdit considérablement leurs charges et menace la rentabilité de leur activité. Ils réclament des mesures d’accompagnement pour faire face à cette transition.
En l’absence de réaction officielle des autorités locales à la mi-journée, de nombreux usagers se sont tournés vers des solutions alternatives, notamment les motos-taxis, malgré des retards pour se rendre au travail ou dans les établissements scolaires.






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