
La section 2 de la voie Y4 est officiellement ouverte à la circulation en ce mois de février 2026, marquant une étape décisive dans le développement des infrastructures du Grand Abidjan. Longue de 13 kilomètres, elle relie l’échangeur d’Anyama à l’Autoroute du Nord, offrant une connexion directe entre l’Est de la capitale économique et l’axe menant vers l’intérieur du pays.
Les neuf ouvrages d’art du tronçon sont achevés. Seules quelques finitions mineures, notamment la signalisation définitive, restent à finaliser.
Un investissement majeur
Lancé en octobre 2020, le chantier a été réalisé par un groupement composé de Eiffage, Razel-Bec et Colas Côte d’Ivoire.
Selon le média Financial Afrik, l’investissement pour les sections 2 et 3 s’élève à environ 70 milliards de francs CFA, sur un budget global estimé à 217 milliards pour l’ensemble du projet Y4. Le financement est assuré par des partenaires internationaux, dont la Banque africaine de développement pour la section 2 et la Banque mondiale pour la section suivante, avec une participation de l’État ivoirien à hauteur de 9 milliards de francs CFA.
Un soulagement pour l’Est d’Abidjan
Sur le terrain, l’impact est immédiat. Les communes de Cocody, Bingerville et Alépé bénéficient désormais d’un accès direct au PK 26 et à l’Autoroute du Nord, évitant les embouteillages chroniques d’Adjamé et la traversée du centre-ville.
« C’est un soulagement », confie un usager, évoquant des décennies de congestion liées à une urbanisation concentrant l’essentiel des flux vers le cœur de la ville et le port.
Un périphérique structurant pour le Grand Abidjan
À proximité, la section 3 — longue de 15 kilomètres — doit relier la ceinture au carrefour de Songon, également appelé carrefour de Jacqueville, sur la route de Dabou. Comme la section 2, elle proposera une infrastructure moderne en 2×2 voies, dotée de bandes d’arrêt d’urgence et d’un large terre-plein central.
À terme, cette boucle de 55 kilomètres encerclera la métropole, reliant Port-Bouët à Songon sans passer par le centre-ville.
Au-delà de la fluidité du trafic, le projet vise à transformer durablement la mobilité et la logistique du Grand Abidjan, qui concentre près de 80 % des emplois formels du pays. Désengorgement du port, meilleure gestion urbaine, facilitation des activités économiques : la voie Y4 s’impose comme un projet structurant pour l’avenir.
Après plus de cinq ans de travaux marqués par des aléas climatiques et plusieurs reports, le périphérique commence à dessiner une nouvelle géographie des déplacements. Abidjan, progressivement, apprend à tourner autour d’elle-même.
Avec Doutchin Diarra – LeBanco.net






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