
En difficulté à Sunderland après son explosion à Brighton et son sacre à la CAN 2023, Simon Adingra rejoint l’AS Monaco en prêt pour relancer sa carrière et revenir chez les Éléphants.
2 février 2026. L’AS Monaco annonce l’arrivée de Simon Adingra en prêt jusqu’à la fin de saison. Un transfert qui aurait dû faire grand bruit. Sauf que pour l’ailier ivoirien de 24 ans, c’est surtout un aveu d’échec. Deux ans après avoir été le héros de la CAN 2023, homme du match en finale et auteur des deux passes décisives de la victoire, Adingra se retrouve à chercher du temps de jeu. Une chute vertigineuse pour celui qui était promis aux sommets. Les observateurs qui suivent le parcours des Éléphants via télécharger 1xbet burkina faso apk s’interrogent sur ce destin contrarié.
De Brighton à Sunderland, puis maintenant Monaco. Le parcours d’Adingra ces derniers mois ressemble à une descente aux enfers. Ou du moins, à un purgatoire dont il espère s’échapper.
Février 2024 : le sommet
Retour en arrière. 11 février 2024, Abidjan. Finale de la CAN 2023 entre la Côte d’Ivoire et le Nigeria. Le stade d’Ebimpé est en feu. Plus de 60 000 spectateurs retiennent leur souffle.
Simon Adingra est titulaire sur le côté gauche. Et il va marquer cette finale de son empreinte. Deux passes décisives. Une pour Franck Kessié, une autre pour Sébastien Haller. La Côte d’Ivoire l’emporte 2-1. C’est l’explosion. Le sacre. La consécration.
Adingra est nommé homme du match. Il remporte aussi le titre de meilleur jeune joueur du tournoi. À 22 ans, il est au sommet. Le monde à ses pieds. Les grands clubs le regardent. L’avenir semble radieux.
Quelques jours plus tard, de retour à Brighton, il inscrit un doublé contre Sheffield United (5-0). La confirmation. Adingra est bien un joueur de Premier League. Un ailier explosif, capable de faire la différence.
La descente
Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu. La saison 2024/25 à Brighton, Adingra stagne. 73 matchs en deux saisons avec les Seagulls, mais seulement 12 buts et 5 passes décisives. Des stats correctes, mais pas exceptionnelles pour un joueur censé être une star.
Été 2025, Brighton le laisse partir. Destination : Sunderland, en Premier League également. Contrat de cinq ans. L’opportunité de relancer sa carrière dans un club ambitieux.
Mais là encore, ça ne prend pas. 15 matchs, 1 but, 1 passe décisive avec les Black Cats. Des performances en demi-teinte. Peu de temps de jeu. Une confiance qui s’effrite.
Janvier 2026, la CAN 2025 au Maroc commence. Adingra espère retrouver les sensations de 2023. Sauf qu’il n’est même pas convoqué par Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien. Un coup dur. Une humiliation même.
Le héros de 2024 est devenu indésirable en sélection. Trop de méforme. Pas assez de rythme. La concurrence est rude, et Adingra ne fait plus partie des plans.
Monaco, la bouée de sauvetage
C’est dans ce contexte qu’arrive le prêt à Monaco. Un million d’euros pour six mois de prêt. Option d’achat à 17 millions d’euros si ça se passe bien. Des chiffres loin des sommets que Brighton espérait il y a deux ans.
Pour Adingra, c’est une chance de se relancer. Monaco, c’est un grand club. La Ligue 1, c’est un championnat de qualité. Et surtout, c’est l’occasion de retrouver du temps de jeu, de la confiance, du plaisir.
Lors de sa présentation, Adingra a été clair sur ses objectifs : « Je veux donner mon maximum, aider l’équipe et m’engager pleinement dans le projet du club. Retrouver l’équipe nationale fait aussi partie de mes ambitions. »
Il a même discuté avec Emerse Faé avant de signer. Le sélectionneur ivoirien lui a confirmé que rejoindre Monaco était un bon choix. Sous-entendu : prouve-toi là-bas, et tu reviendras chez les Éléphants.
Les retrouvailles avec Ansu Fati
À Monaco, Adingra retrouve Ansu Fati, son ancien coéquipier à Brighton. Les deux hommes ont joué ensemble lors de la saison 2023/24. Vingt-et-un matchs partagés, avec quelques combinaisons réussies. Fati a marqué deux fois sur des passes d’Adingra. Et inversement une fois.
Une connexion qui pourrait aider l’Ivoirien à s’intégrer rapidement. Tout comme la présence de Wilfried Singo, son compatriote et ami, déjà à Monaco.
Sébastien Pocognoli, l’entraîneur monégasque, a vanté les qualités d’Adingra : « Il peut jouer deux ou trois postes offensifs, ce qui est très important pour nous. Il a aussi montré une forte mentalité et l’ambition de retrouver son meilleur niveau. »
Que s’est-il passé ?
Mais alors, comment expliquer cette chute ? Comment un joueur peut-il passer de héros de la CAN à joueur prêté en quelques mois ?
Plusieurs raisons. D’abord, la pression. Après la CAN 2023, les attentes étaient énormes. Trop peut-être. Adingra devait confirmer, enchaîner, devenir une star mondiale. Sauf que le football ne fonctionne pas comme ça.
Ensuite, la concurrence. À Brighton, puis à Sunderland, il n’était pas toujours titulaire. Difficile de briller quand on joue par intermittence. Le rythme manque. La confiance aussi.
Et puis, il y a peut-être un problème de positionnement. Adingra est un ailier, mais capable de jouer à gauche comme à droite. Cette polyvalence peut être un atout, mais aussi une faiblesse. On ne sait jamais vraiment où il est le meilleur.
Des sites comme AS Monaco ont analysé ses statistiques de la saison 2023/24 à Brighton. 5,04 dribbles tentés par match, ce qui le plaçait dans le top 3 de Premier League. 6,66 touches dans la surface adverse par 90 minutes, un chiffre proche de celui d’Erling Haaland.
Sur le papier, c’est impressionnant. Mais les stats ne font pas tout. Il faut aussi de la régularité, de l’efficacité, du rendement.
Une dernière chance ?
À Monaco, Adingra a six mois pour prouver. Six mois pour convaincre le club de lever l’option d’achat. Six mois pour retrouver l’équipe nationale. Six mois pour redevenir le joueur qu’il était en février 2024.
C’est court. C’est intense. Mais c’est possible. Monaco joue la Coupe de France, se bat pour une place en Ligue des champions. Il y aura des matchs, des occasions de briller.
Et puis, Adingra a du talent. Personne ne le nie. Quand il est en forme, il est capable de déstabiliser n’importe quelle défense. Sa vitesse, sa technique, son explosivité… tout est là.
Ce qui manque, c’est peut-être juste la confiance. Et ça, Monaco peut lui redonner. Un nouvel environnement, de nouveaux coéquipiers, un nouveau challenge.
Le héros de la CAN 2023 n’a que 24 ans. Sa carrière est loin d’être terminée. Mais ce prêt à Monaco, c’est un tournant. Soit il rebondit, soit il s’enfonce. L’histoire s’écrit maintenant.






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