Affaire Nina Keïta / Jeffrey Epstein: le PDCI-RDA réclame une enquête et exige des clarifications

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) est officiellement monté au créneau dans le dossier lié aux ramifications internationales de l’affaire Jeffrey Epstein.

Dans une déclaration rendue publique le 17 février 2026, le parti d’opposition dit suivre « avec une grande préoccupation » les développements internationaux liés à cette affaire, rappelant que l’homme d’affaires américain était impliqué dans un vaste réseau d’exploitation sexuelle de mineurs.

Des interrogations sur d’éventuelles ramifications ivoiriennes

Le PDCI-RDA souligne que les révélations issues des investigations internationales soulèvent des interrogations sur d’éventuels réseaux d’influence, de complicités et de systèmes de protection « au plus haut niveau » dans plusieurs pays, y compris en Côte d’Ivoire.

Selon le communiqué, des personnalités proches des cercles du pouvoir actuel — contemporaines ou défuntes — seraient citées dans la presse internationale et sur les réseaux sociaux. Le parti affirme ne formuler « aucune accusation », mais pose des questions et réclame des éclaircissements sur des allégations de collaboration évoquées à l’étranger.

Une demande de transparence

Le PDCI-RDA interpelle notamment le gouvernement sur un point précis : avait-il connaissance du passé judiciaire de Jeffrey Epstein, condamné aux États-Unis en 2008-2009 pour des infractions sexuelles impliquant des mineures, au moment où des contacts ou relations d’affaires auraient été engagés avec lui ou son réseau autour des années 2011-2012 ?

Le parti estime que le silence ne saurait suffire face à des soupçons d’une telle gravité. « Lorsqu’il s’agit de soupçons liés à l’exploitation sexuelle de mineurs, l’exigence morale est absolue », indique la déclaration.

Appel à la justice et à la vérité

Pour le PDCI-RDA, la crédibilité de l’État et la moralité publique sont en jeu. Le parti appelle à faire toute la lumière sur ces éléments et à garantir que, si des faits étaient établis, aucune protection politique ne puisse entraver la justice.

« Les Ivoiriens ont droit à la vérité », conclut le communiqué, signé du service de communication du parti.

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