Neuf mois après sa disparition, la dépouille du Dr Cowppli-Boni repose toujours dans une morgue en France. Une situation qui suscite incompréhension et amertume, notamment au sein de sa famille biologique, qui estime que le défunt « ne mérite pas d’être retenu aussi longtemps pour des considérations politiques ».
Figure respectée du PDCI-RDA, Cowppli-Boni avait brièvement assuré la présidence du parti en qualité de doyen d’âge, durant la transition entre Henri Konan Bédié et Tidjane Thiam. Un rôle symbolique mais crucial, dans un moment de forte tension interne.
Médecin respecté et homme politique engagé, il a consacré l’essentiel de sa vie au service public. Ancien maire de Bouaflé durant trois mandats, il a également enseigné à l’université Félix Houphouët-Boigny, participant à la formation de plusieurs générations de médecins.
Entre hommage politique et attente familiale
À l’annonce de son décès, Tidjane Thiam lui avait rendu un hommage appuyé, saluant son rôle déterminant dans la préservation de l’unité du parti après la disparition de Henri Konan Bédié. Selon le président du PDCI, l’engagement du Dr Cowppli-Boni en faveur de la paix et de la justice avait contribué à éviter l’implosion du parti dans une période particulièrement délicate.
Selon des sources proches du dossier, la direction du PDCI envisagerait l’organisation de funérailles officielles d’envergure, en présence de Tidjane Thiam, actuellement en France.
Mais pendant que les discussions se poursuivent, le temps passe. Et au sein de la famille, l’impatience grandit. Les proches souhaitent pouvoir faire leur deuil et demandent que le feu vert soit donné sans plus tarder afin que les obsèques puissent enfin se tenir à Bouaflé, sa terre natale.
Pour eux, au-delà des calculs et des calendriers politiques, il s’agit avant tout d’une question de dignité.






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