
Korhogo dispose, depuis 2023, d’une zone agro-industrielle dédiée à l’anacarde. Aménagée sur une superficie de 28,7 hectares, cette zone industrielle vient renforcer la capacité nationale de transformation des noix brutes de cajou.
Ce projet s’inscrit dans la vision du gouvernement, qui mise sur la transformation locale des produits agricoles afin d’accélérer le changement structurel de l’économie. Des opérateurs privés, nationaux et internationaux, sont attendus sur le site afin d’augmenter la part de noix de cajou transformées en Côte d’Ivoire.
« La région du Poro produit environ 150 000 tonnes de noix de cajou par an. La matière première est donc disponible, ce qui explique pourquoi cette zone agro-industrielle était très attendue. Avec l’installation progressive des investisseurs, des emplois directs et indirects seront créés, contribuant ainsi au développement de la région », explique Issouf Koné, délégué régional du Conseil du Coton et de l’Anacarde dans le Poro.
Cette initiative intervient dans un contexte de forte progression du secteur. La production de noix brutes de cajou est passée de 400 000 tonnes en 2011 à plus de 1 200 000 tonnes en 2022. Aujourd’hui, l’anacarde est le deuxième produit d’exportation agricole du pays, derrière le cacao.
La zone agro-industrielle de Korhogo a été aménagée par le Conseil du Coton et de l’Anacarde, dans le cadre du Projet de Promotion de la Compétitivité de la chaîne de valeur de l’Anacarde (PPCA), pour accroître la productivité, la qualité et la valeur ajoutée de l’anacarde.
Après celle de Korhogo, le gouvernement prévoit la création et l’exploitation de trois zones agro-industrielles à Bondoukou, Bouaké et Séguéla.
CICG






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