Après avoir renforcé l’arsenal de la prise en charge, le défi est d’amener les populations à se faire dépister afin de pouvoir bénéficier des moyens thérapeutiques et technologiques mis à disposition par le gouvernement. L’accès aux soins de qualité est une priorité et un pilier essentiel pour bâtir « Une grande Côte d’Ivoire ».
Le gouvernement, à travers de nombreuses structures sanitaires et avec des partenaires engagés dans la lutte contre le cancer, multiplie les campagnes de sensibilisation pour un dépistage précoce. C’est dans ce cadre que l’Institut national de santé publique (Insp) lance une grande campagne de dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus et du cancer de la prostate. Cette campagne se déroule du 9 février au 9 mars 2026 à l’Insp (Adjamé). En plus de l’Insp, il y a le service de prévention et de dépistage des cancers du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), qui reçoit tous les jours ouvrables sur rendez-vous. Le gouvernement qui fait la promotion du dépistage précoce a doté les centres de référence dans les pôles d’excellence de Korhogo, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa… d’équipements nécessaires pour la mammographie. Le cancer se soigne mieux lorsqu’il est détecté tôt. Dans cette structure, fleuron de la lutte contre le cancer en Côte d’Ivoire, la prise en charge repose sur cinq piliers : la prévention et le dépistage ; le plateau technique avancé, la concertation pluridisciplinaire pour la sécurité de la décision de traitement ; les soins d’accompagnement et l’accessibilité financière.
En 2017, avant l’ouverture du CNRAO, le taux de survie après cinq ans était de 30% pour les femmes touchées par le cancer du sein. Avec l’ouverture de ce centre de référence, ce taux est passé à 63%. Il atteint 85% lorsque la maladie est dépistée tôt et correctement prise en charge.
Au 30 juin 2024, ce premier centre public uniquement destiné à la prise en charge du cancer avait enregistré 12 160 nouveaux patients dont certains provenant des pays de la sous-région, 63 873 consultations réalisées, 3 204 traitements par radiothérapie, 29 461 cures de chimiothérapie et traitements assimilés, 162 581 analyses biologiques réalisées, ainsi que 7876 participations aux différentes activités d’accompagnement. Les données confirment l’engagement du gouvernement qui est bien déterminé à donner à tous les malades quelle que soit leur condition sociale, les mêmes chances de survie face à la pathologie. En effet, en plus du plateau technique et de l’arsenal thérapeutique comprenant des traitements innovants, à des coûts accessibles grâce aux subventions et autres partenariats mis en place par l’Etat, d’importants investissements ont été faits pour offrir la meilleure prise en charge possible aux patients.
« Ici, la personne est traitée de façon holistique, aussi bien pour les soins médicaux que dans les autres soutiens non médicamenteux. C’est notre façon de lui dire qu’elle peut s’en sortir et qu’il y a des possibilités de guérison au bout de tous ces traitements », explique la directrice du CNRAO, Prof Judith Didi-Kouko Coulibaly.
En effet, dans cette structure hospitalière, les spécialistes sont là pour écouter les malades et répondre à leurs besoins non médicamenteux. En première ligne, on trouve l’unité des soins d’accompagnement dirigée par Prof Hortense Aka Dago-Akribi, psychologue clinicienne.
Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba souligne la qualité, l’humanisation des soins et les mesures sociales mises en place qui permettent de plus en plus d’atténuer la charge dramatique de la pathologie.
Le pays dispose d’un Institut de médecine nucléaire d’Abidjan (Imena) qui permet de détecter le cancer et de nombreuses pathologies graves de façon précoce. L’Imena est une innovation importante du système de santé.
Il faut souligner qu’un deuxième centre d’oncologie médicale et de radiothérapie est en construction à Grand-Bassam. A ce dispositif vont s’ajouter des centres de cancérologie incluant la radiothérapie qui verront le jour à l’intérieur du pays dans les pôles régionaux d’excellence pour décentraliser la prise en charge.
CICG






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