Le gouvernement ivoirien a fixé à 400 FCFA le kilogramme le prix plancher bord champ de la noix de cajou pour la campagne 2026. L’annonce a été faite le vendredi 6 février 2026 à Yamoussoukro par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné.
Ce tarif, en baisse de pres de 30% par rapport à la campagne précédente, intervient dans un contexte international jugé défavorable. Les autorités évoquent un repli des cours mondiaux, accentué par des mesures tarifaires restrictives adoptées par les États-Unis, ainsi que la dépréciation du dollar, passé de 620 FCFA en 2025 à environ 565 FCFA actuellement, ce qui réduit mécaniquement les recettes d’exportation.
« La fixation d’un prix prudent mais protecteur s’impose afin de préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs », a déclaré le ministre Bruno Nabagné Koné.
Le membre du gouvernement a par ailleurs rappelé l’engagement des autorités, sur instruction du Président de la République, à soutenir le pouvoir d’achat des producteurs à travers d’éventuels mécanismes d’accompagnement. Il n’a pas exclu une révision à la hausse du prix en cours de campagne si la conjoncture internationale venait à s’améliorer, comme cela a déjà été observé par le passé.
Des producteurs sceptiques
Sur le terrain cependant, plusieurs planteurs expriment leur déception. Certains estiment que le niveau de 400 FCFA/kg ne reflète pas suffisamment la hausse des coûts de production, notamment le transport, la main-d’œuvre et les intrants. D’autres redoutent que ce prix ne compense pas les efforts consentis pour maintenir la qualité et les volumes.
Premier producteur mondial d’anacarde, la Côte d’Ivoire cherche ainsi à concilier stabilité du marché, compétitivité internationale et rémunération équitable des producteurs — un équilibre toujours délicat dans un contexte de forte volatilité des prix.






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