Relations d’affaires avec Jeffrey Epstein: le PNF ouvre une enquête préliminaire visant Jack Lang et sa fille Caroline

Le parquet national financier (PNF) a ouvert, vendredi, une enquête préliminaire visant l’ancien ministre de la Culture Jack Lang et sa fille Caroline Lang pour des faits présumés de « blanchiment de fraude fiscale aggravée », selon des informations révélées par Le Figaro.

Cette procédure intervient dans le contexte des révélations issues des dossiers liés au financier américain Jeffrey Epstein, condamné pour crimes sexuels et retrouvé mort en détention en 2019. Les noms de Jack Lang et de sa fille apparaîtraient à de nombreuses reprises dans des documents rendus publics.

Des éléments financiers examinés

Selon les éléments rapportés, Caroline Lang serait mentionnée dans un document testamentaire établi par Jeffrey Epstein deux jours avant sa mort, dans lequel il serait question d’un montant de 5 millions de dollars. Elle aurait également fondé, en 2016, une structure en lien avec le financier américain et aurait détenu, avec son père, une société offshore enregistrée aux îles Vierges.

À la suite de ces révélations, Caroline Lang a annoncé sa démission de la présidence d’un syndicat de producteurs de cinéma.

À ce stade, l’ouverture d’une enquête préliminaire ne vaut ni mise en examen ni reconnaissance de culpabilité. Elle vise à vérifier la réalité des faits susceptibles de constituer une infraction.

Les déclarations de Jack Lang

Jack Lang, 86 ans, a déclaré « assumer pleinement (ses) liens » passés avec Jeffrey Epstein, tout en affirmant ignorer le passé criminel du financier au moment de leur rencontre, qu’il situe il y a « une quinzaine d’années », par l’intermédiaire du réalisateur Woody Allen.

L’ancien ministre, qui préside l’Institut du monde arabe (IMA) depuis 2013, devrait également s’expliquer auprès du ministère des Affaires étrangères, principal financeur de l’institution.

Une affaire sensible

Cette enquête s’inscrit dans le prolongement des investigations internationales relatives au réseau d’influence et aux flux financiers associés à Jeffrey Epstein. Elle soulève des questions à la fois judiciaires et éthiques, notamment en matière de transparence patrimoniale et de relations d’affaires.

Les investigations du PNF devront désormais déterminer s’il existe des éléments constitutifs d’infractions pénales.

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